‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 103 sur 181 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

Les précédents.

BAAL

Illustre Monarque, Prince: glorieux,

Je sais quelle purole vous attendez de moi. Les vieillards sont ennemis des luttes acrimonieuses. Et puis vous savez quelle étroite amitié m'unit à notre illustre monarque.

(Applaudissements sur quelques bancs.) BAAL.

D'un autre côté, l'affection sincère que je porte à tous les honorables princes qui forment la cour infernale, n’es pas suspecte. J’en ai donné de nombreuses preuves. Ce que je dirai aujourd’hui en sera une nouvelle

(Applaudissements sur quelques bancs.)

Baaz.

Sabathan a laissé tomber de ses lèvres une parole que j'ai recueillie et que je veux vous redire, tant elle me parait profonde. Il a dit: “ Qui nous rendra nos rois, nos Césars ? Les rois sont nécessaires à l’enfer !'’ Et l'émotion souduine qui s'est emparée de l’auguste assemblée à l'audition de cette plainte saisissante prouve qu’on en a compris le sens.

PLUSIEURS Voix.

Très-bien !

3AAT..

« Qui nous rendra notre roi,notre César ?”’ Ah! puissions. nous jamais être amenés à exprimer, pour ce qui nous regarde personnellement, un semblable regret, une plante «i amère |!

Et pourtant, si les passions qui parlent, si les colères qui grondent, si les aspirations qui s’affirment venaient À triompher au milieu de nous, qui oserait dire, que, tôt ou turd, nous ne regretterions pas Ce que nous semblons vou: loir aujourd’hui renverser !

SABATTIAN.

Notre position peut diflilcilement être plus alarmante et

plus déplorable que maintenant.

Baar.

Dis-moi, Sabathan, cher et bien-aimé Sabathan, depuis quand est-tu mécontent de notre illustre monarque ? N'astu pas toujours été heureux et fier de lui obéir ? Son auto rité n'a-t-elle pas toujours été sage et douce? Ne l’est-elle

pas encore Le SABATHAN.,

Je n'ai jamais ponsé tant de bien du pouvoir de Lucifer. Son autorité m'a toujours été odicuse. C’est à contre-cœur et contre mon gré que j'ai cbéi …….. —

BAAL

Eh bien, tu ne trouveras personne qui ait eu de tellesk

rensées et qui ait souffert de l’obéissance À notre magntnime monarque.

SABATHAN.

Personne ! Chacun à pensé, chacun a souffert comni

moi: la séance d'aujourd'hui ne te permet pas d’en douter:

mon cher Baai.

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