‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 110 sur 181 · LS · texte numérisé non relu

LS

Le soixuntaine

ettre de

l'hui Evêque) > que celui-ci us les enfants ‘se, ce dont le aussi!!!t}. On

LA COMÉDIE INFBRNALE, 465

le sut aussitôt au Séminaire de Paris et de suite arriva une lettre de M. Carrières, maintenant Supérieur-(Général, louantextrêmement M. de Charbonnel et l’exhortant forte ment à maintenir toujours le Séminaire contre les EMPIÈ- TEMENTS del’ Evêque: jugement prématuréetuniquement appuyé sur des préjugés non fondés. Alors les MM. du Séminaire de Montréal accablent M. de Charbonnel D'É- LOGES ET DE GRACIEUSETÉS croyant l'avoir gagné à leur parti. Mais il vit le piège et reconnut son erreur! De ce moment, Paris et Montréal CHANGÈRENT À SON ÉGARD ET L’ABREUVÈRENT D'AMERTUMES, au delà de tout ce qui peut se dire en peu de mots. J'en «i partie témoin.”

(Lncifer fait triste mine.)

CARREAU, lisant la lettre de M. Marcoux.

“ Encore un autre fait qui ne pout être présenté sous deux fâces. Si M. Musard, Sulpicien, n'eut pas été dévoué à l'Evêque, aurait-on songé à le renvoyer en Europe? On lui refuse d'aller se rétablir à la campagne, et lorsque le médecin décide qu'il n'est pas capable de supporter l2 voyage d'Europe, qu'd mourra certainement dans la traversée, on est si pressé de s’en débarrasser qu'on ne craint pas de lui dire: “ MON CHER, IL VAUT MIEUX MOURIR DE CETTE MANIÈRE, QUE D'ALLER CONTRE LES USAGES DE LA MAISON.” Voilà donc les usages de la Maison, AUX TAUX DES PRÉCEPTES DE L’ÉVANGILE! C'est un peu fort. Ces paroles, dans la bouche d’un Supérieur, ont une portée qui n’a pas été calculée. À l’Evêché, on n’a pas été si sévère, on lui a conseillé de vivre, plutôt que D'ALLER MOURIR PAR ORDRE, ET AV ANT LE TEMPS POUR DEVENIR LA PATURE DES POISSONS.ER bien ! aujourd’hui, M. Musart s’est rétabli parfaitement à la Tortue, et il a pu tout récemment, en l'absence du Curé, chanter la messe et prêcher sans être fatigué. Que de faits analogues à ceuxci depuis trente ans !”?

BABEL

Ce que c’est que d’avoir l'esprit de son fondateur! M. Olier disait :

“ Plutôt que de manquer à la soumission de Nos Seigneurs les prélats, soyons jetés à la mer: dejiciamur in mare. Aujourd’hui ses enfants jettont à la mer ceux des leurs qui vivent dans l’obéissance aux Evêques!!!

Kakos.

Pauvres Curés perpétuels !

CARREAU poursuivant la lecture de la lettre de M. Marcoux.

“ On s'est plaint fortement de la rigueur de Mgr. de Montréal dans ses transactions avec le Séminaire, et mais, ne faut-il pas sévir lorsqu'on a des enfants IN DOCILES et DÉSOBÉISSANTS ? Quel est l'Evêque qui,dans de pareilles circonstances, n’eut pas agi plus rigoureusement que ne l’a fait l’'Evêque actuel de Montréal, qui est tout

douceur et suavité? On lui reproche de s'être laissé mener. Mais lorsque ce saint homme affirme, comme il l’a fait, qu'il ne s’est laissé influencer ni conduire par qui que ce soit, dans les mesures de rigueur dont il a cru devoir user contre le Séminaire, mais qu'il a agi seul avec Dieu et sa conscience, ont doit le croire ou ne croire plus personne.”

BABEL

Et quand bien même l’Evêque de Montréal se laisserait guidey par les conseils d'hommes sages, quel mal sera-ce donc. Les Curés perpétuels eux-mêmes ne gagneraient-ils pas à être conseillés sagement. Mais non, ils préfèrent n’écouter que leur orgueil et leur égoisme.

BÉHÉMOTH

Pauvres Curés perpétuels !

ateur! M.

le Nos Seiiciamur in r ceux des 11!

ttre de

de Mgr. de aire, et mais, NDOCILES dans de paoureusement qui est tout laissé mener. e il l’a fuit, \r qui que ce 1 devoir user ce Dieu et sa 18 personne.”

se laisserait 1 mal sera-ce gneraient-ils ils préfèr ent

CARREAU, lisant toujours la lettre de M. Marcoux.

‘“ Aujourd’hui des membres du Séminaire disent à des laïcs (sans doute pour se faire des partisans) que Monseigneur PRÉTEND AVOIR LA MOITIÉ DES REVENUS DU SÉMINAIRE. Lorsque l’on n’a pas ia vérité pour soi, on se défend aux dépens de la vérité. Ceux qui disent cela, savent très-bien que Mgr. n'a jamais pensé à demander la moindre partie des biens du Séminaire, dont cependant le premier devoir serait de doter l’Evêché qui travaille avec un si grand succès dans cette immense paroisse de Montréal, et qui a sauvé tant d’âmes qui seraient perdues pour toujours.”

BABEr.

Le Séminaire l’a doté l'Evêché! L'opposition qu'il lui fait, les tracasseries dont il l’accable, les calomnies qu’il débite sur l’Evêque et sur les chanoïnes, n’est pas là une dotation magnifique ? St. Ignace ne disait-il pas à ses enfants, avant de les quitter : ‘ Je vous laisse pour héritage toutes les persécutions ?’” Ces mystiques Curés perpétuels, croyez-moi, ne veulent que la plus grande somms de bonheur éternel possible pour l’Evêché et ses prêtres, et c’est pourquoi ils les persécutent !

JUNIER.

Pauvres Curés perpétuels !

CARREAU, lisant toujours la lettre de M. Marcoux.

& Il est donc vrai que dès le commencement St. Sulpice a été opposé à St. Jacques (l'Evêché), fondé par le St. Siége, IL NE LUI A JAMAIS FAIT QUE ‘DU MALet ne l’a jamais aidé, lors même que l’'Evêché fesait sa besogne, à son acquit, devant Dieu, comme dans le typhus et le choléra.

“« Dans cette année tristement mémorable du typhus, l'Evêque faisait venir ad turnum, tous les Curés des campagnes, pour, avec Lui, administrer les malades irlandais,

ABANDONNES PAR LE SÉMINAIRE. L'Evèque nourissait ces prêtres et les fournissait de linge et même les soutanes de rechange (j'en ai vu moi-même aux sheds, affublés de soutanes épiscopales). A la fin de cette année, on se trouvait presque sans linge à l’Evêché; il fallut en acheter à crédit. Tout cela se passait sous les yeux du Séminaire qui ne donna pas un sou à l'Evêque. Voilà ce qui acheva d’éloigner tous les Curés de notre maison. En résumé l’Evêque fait l’ouvrage du Séminaire-Curé, et le Séminaire qui regorge de richesses no donne rien à l’Evéché qui est toujours aux expédients pour vivre, n'ayant pour tous revenus fixes que les bancs de la cathédrale, qu'il est obligé d'entretenir de tout.”’

LUCIFER

Cela était vrai en 1850. Maintenant il parait que l’Evêché est richement doté. J'ai ouï dire qu’il est le deuxième grand propriétaire de Montréal.

C'est vrai et c’est faux.

J'est vrai parceque l'Evêché a beaucoup de propriétés. C’est faux, parce que ces propriétés, pour le moment, ne lui rapportent rien.

PLUSIEURS VOIX

Explique-toi.

CARREAU

D'abord, l'Evêché à été doté, mais non par le Séminaire, bien qu'il fût engagé autrefois à le faire dès qu’il y aurait un siége épiscopal à Montréal.

BABEL

Promettre et ne pas tenir, c’est un détail chez les Curés perpétuels. Ils avaient promis aux Sœurs de l’Hôtel- Dieu, si elles ouvraient leur chapelle au culte public de

L'Evêque e et même aux sheds, tte année, 1 fallut en s yeux du

Voilà ce aison, En Curé, et le ien à l’Evêre, n'ayant cathédrale,

ait que l’E- est le deu-

b propriétés.

moment, ne

b Séminaire, vil y aurait

ez les Curés de l’Hôtele public de

faire face à toutes les dépenses nécessaires, et voilà que ces bonnes sœurs sont obligées de se pourvoir de chantres et dé les payer de leurs deniers... Ils avaient promis

(C'ARREAU,

Voyons, laissez-moi parler.

Ensuite, beaucoup des donations faites à l’Evêque n’ont acquis de la valeur que parce qu'on y a élevé des bâtisses à l’aide d'emprunts onéreux.

Puis Pincendie de 1852 a causé à l'Evêché, malgré les assurances, une perte de $160.000, en sorte que le Palais Episcopal actuel et la chapelle qui sert de cathédrale à l'heure qu'il est, n’ont pu être bâtis qu’à l’aide d'emprunts qui ont grossi considérablement les dettes déjà existantes.

LUCIFER

Ces charges d'emprunts ne signifientrien puisque les revenus sont considérables.

C'ARREAU.

Ils le seront un jour, mais ils ne le sont pas aujour-

d’hui.

Œœ La plupart des dons faits à l’Evêché portent des rentesviagères considérables qu'il faut payer aux héritiers et qui se paieront aux héritiers des héritiers. Il y à de ces rentes quise montent à des sommes annuelles de 8500, $1,000, 82,000, 86,000, etc., etc.

D'autres dons ont été faits à l’Evêque, mais il n’en est que l'administrateur, vu qu'il doit en appliquer les revenus à des œuvres spéciales. C’est airsi que les $100,000 de la succession Joliette et Scallon ont été données pour les frais du culte, de l’éducation dans Joliette et pour le soutien des- missions. Bien d’autres successions sont

ainsi confiées à l'administration de l’Evêché, et non données à son bénéfice.

Ajoutez à cela que c’est l’Evêché qui héberge le clergé de la campagne, les prêtres et les évêques étrangers au diocèse de Montréal ou au Canada, et ce quelque fois pour

un temps assez long; calculez les dépenses occasionnées par cette noble et généreuse hospitalité, celle des domestiques pour une ; comptez le coût des voyages de ceux qui vont à Rome défendre la cause sacrée de l'autorité contre la mauvaise foi du Séminaire, énumerez les souscriptions publiques, les œuvres de charité, les bazars, etc., ete. aux quels l’Evêché se fait un devoir de prendre toujours une part très-généreuse, et vous aurez une idée de la richesse actuelle de PEvêché, malgré son titre de second grand propriétaire de Montréal.

BABEr.

Aussi, pour le moment, l'Evêché u-t-il toutes les peines du monde à rejoindre les deux bouts, comme on dit vulgairement en Canada.

LUCIFER

L'Evêché à encore assez de fonds pour prêter des sommes immenses au Grand-Tronc.

CARREAU

C'est faux. L’'Evêché n’a jamais placé de capitaux dans le Grand-Tronc.

Autrefois, un prêtre de l’Evêché a pris des parts au montant de $81000,je crois, dans le Grand-Tronc ; mais c'était en son propre et privé nom; et les héritiers de ce prêtre n’ont retiré aucun bénéfice de cette somme.

LucIFERr.

Et la première souscription en faveur de la cathédrale qu'en a fuit l’Evêque !

CARREAU

Qu'on aille voir les immenses travaux qui ont été faits jusqu'à présent à cette cathédrale, et quand on saura que tous ces travaux sont payés à l’aide des souscriptions on sentira que pour acquitter un tel ouvrage, il a fallu ne rien laisser perdre des dons de la générosité publique.

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asionnées ss domesceux qui ité contre scriptions , etc. aux jours une a richesse nd grand

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es parts au ronc ; mails ritiers de ce me.

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ont été faits n saura que seriptions on 1] a fallu ne blique.

LuctFER.

On me dit que la fagade de la cathédrale regardera la montagne, quelle absurdité !

‘ARRFAU.

Ce n’est point la faute de l'Evêché qui avait offert à la Corporation un immense terrain de la rue Lagauchetière à la rue St. Antoine pour y faire une place publique ; offre très généreuse et que la Corporation a refusé.

Or, au lieu d’une belle place, il ÿ a maintenant à cet endroit des rues étroites et qui ne pouvent en aucune façon servir d’avenue à une grande cathédrale. Force donc a été à l'Evêché de mettre la façade de l'Eglise en face de res grandes et larges, comme la rue Dorchester et les rues avoisinuntes.

LucIFER.

Aussi, pourquoi l’Evêque n’a-t-il point élevé sa cathédrale sur la rue St. Denis ?

CARREAU

Je n’ai point assisté aux conseils de l'Evêché ; je ne puis en conséquence tout vous dire ; mais le simple bou ns veut qu'une cathédrale, c'està-dire une hàtisse qui dure des siècles, soit placée au centre d’une ville. Or, à quel siècle le haut de la rue St. Denis sera-t-il le centre de la ville ? Comme Montréal s'agrandit de tous côtés, l'endroit choisi par l’Evêque sera certainement toujours au centre.

Et puis le quartier où s'élève la cathédrale est couvert d'églises protestantes et on a toujours vu les grandes œures catholiques se poser en plein milieu protestant. L'Eglise ne cache pas la lumitre : elle la fait au conraire, briller au milieu des ténèbres.

D smndeutéttemesineunee dhonre-carnnen avant orne

LucirFER.

Soit, j'accorde tout ce que tu viens de débiter, Mais il est un point plus difficile à expliquer, l’aisance et l’oisi. veté dans lesquelles vivent les prêtres de l'Evèché.

CARREAU, Encore une erreur et même deux.

Savez-vous ce que chaque prêtre ou chanoine de l’Evé. ché gagne par année ?

PLUSIEUR VOIx.

Non! Non!

CARREAU

Chaque chanoine gagne sa nourriture, son vêtement et 30 sous par jour comme honoraire de messe.

LuciFER, s’efforçant de sourire.

Ah! Ahl Ah!

C’est comme cela ot je défie personne de prouver le con

traire.

Les chanoines de Montréal ne reçoivent rien de plus

Toutes les autres dépenses, comme l’ameublement de leur ul

chambre, leur bibliothèque privée, leurs voyages, etc. ils]

les font à leurs frais et dépens. S'ils n’ont point d'argent par eux-mêmes, iis doivent se priver de toutes les choses,

Foumr-Boucnes.

Et l'Evêque ?

CARREAU

L'Evêque est, sous ce rapport, sur le même pied que ses chanoines.

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Voyez, par là, s’il faut de l'abnégation, du dévouement et du zèle apostolique pour être chanoine à Montréul, Tous ces prêtres sont des hommes distingués et qui pouraient occuper des postes largement bénéficié, où nonseulement ils pourraient se créer une certaine aisance, mais Où ils ne seraient pas, comme à Montréal, condamnés à un rude travail, ni en butte aux vexations des Curés perpétuels...….....….

Qu'entends-tu par le rude travail des chanoines de Montréal ?

CARREAU,

J'entends que les dix ou onze prêtres de lEvêché de Montréal ont à s'occuper des affaires de tout le diocèso,

Ds affaires de paroisses, les dispenses, les cas de conscien-

te, les consultations théologiques, les conseils canoniques, es directions sacerdotales, etc., etc., ete., fuire les dénarches, les étades et la correspondance on double que écessitent toutes ces affaires ; ensuite, exercer le saint ninistère, aller aux malades, confesser les fidèles, diriger les écoles, prêcher des retraîtes, s’occuper des commuhutés religieuses à titre de Supérieur ; veiller à l’admiistration temporelle des fabriques, de l'évêché et de ertaines communautés ; examiner les ouvrages qui 80 ublient ; s'occuper de la presse, des sociétés, de colonition, etc. ; enfin tous les jours, au milieu de tant d’occuhtion, trouver le temps de prier, de réciter le breviuire ; assister aux offices du chapitre, et de faire une partie e l'ouvrage du Séminaire, au risque de passer pour des ervelés et des voleurs.

Les Curés perpétuels sont-ils pour la plupart condamnés une vie aussi laborieuse ? mènent-ils une vie plus rude? ht-ils les mêmes privations ? Quel est le Curé perpétuel li, à part sa nourriture et son vêtement, ne reçoit que ente sous par jour ? Quel est celui d’entre eux qui, vouht faire un voyage pour sa santé, ne recevra pas du Sé-

minaire l'argent nécessaire ? Et quand ils ont à sortir dans la ville, les ('urés perpétuels n'ont-ils pas des voitures à leur disposition? A l’Evêché, il n'y a qu'un vieux choval et une voiture impossible, ce qui est insuffisant ; et si les chanoines ont besoin d’une voiture plus souvent qu'autre. ment, ils doivent avoir recours à leur modeste honortire de messe.

Ce n’est pas que je reproche aux Curés perpétuels leur bien être, assurêmont non; je veux seulement rétablir la vérité en prouvant que les prêtres de l'Evêché vivent de sacrifices, d'abnégation et de ‘lévouement, uu point que les religieux eux-mêmes no £ nt pas exposés à plus de

privations.

LEs DÉMONS DU CANADA.

C'est vrail c’est vrai!

CARREAU

Telle est la vérité sur l'Evêché de Montréal. Tout ce qui

se dit ne concordant pas avec ce que vous venez d'en tendre est faux, entièrement faux.

Ce qui est vrai, c’est que la vio que l’on mène à l'Evéch est une vie laborieuse, humble, pauvre et dévouée.

Ce qui est encore vrai, c’est que la Providence a inspirl à des citoyens riches et même à des ouvriers, à des pauvre gens la pensée généreuse de doter l'Evêché, Ce que ÿ Sulpice, malgré son immonse fortune et malgré ses obl gations les plus sacrées, n’a pas compris, n’a pas fait, la fidèles l’ont fait comme ils l'ont compris. Ces âmes géné reuses ont compris qu'il fallait qu'un Evêché fut en éti de secourir les œuvres de toutes sortes qu’appellent le besoins d’un diocèse ; elles ont compris que l’Evêque vait être fortement secondé dans ses grandes entrepris et elles l'ont fait; elles ont consacré leurs fortunes à Di en les livrant à l'Evêché. Il faut bien en convenir, rid n’est plus noble, rion n’est plus admirable, qu'une tel générosité.

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Certes, quand un peuple possède à un si haut dégré, la religion de lu générosité et du dévouement, l'enfer peut en désespérer. Nous avions, il y a cmquante ans, ossayé de prendre l’Evêque de Tellemesse par la famine. Après l'avoir fuit chassé du Séminaire lui avoir donné la ruo pour héritage, nous croyions avoir triomphé, Et voilà qu'une communauté de fommes, l’Hôtel-Diou, lui offre une généreusu hospitalité, ot voilà que les citoyens et le clergé canadien viennent au secours de cet Evêque et lui élèvent une église et un paluis.

En vain nous cherchons alors à endurcir les cœurs des Canadiens, leur générosité grandit de plus en plus.

Désespérés, nous nous adressons à Dieu et nous lui domandons la permission de consumer une partie de Montréal ainsi que les propriétés de l'Evêque ; notre demande est reçue favorablement ; nous promenons les flammes ; nous anéantissons tout, et voilà que de tous les rangs de la société se lèvent des âmes désintéreysées qui rétablissent ce même Evêque que nous avions ruiné. Seuls au sein du diocèse de Montréal, les curés perpétuels et quelques-uns de leurs partisans restent étrangers à ce noble courant de la charité chrétienne et du «dévouement religieux envers l'Evêché......….

BABEL

Et voilà comment l’Evêque de Montréal en comparant la conduite des Curés perpétuels avec celle du clergé et des fidèles de son diocèse peut répéter ces paroles de l'Evangile : Mon Dieu, je vous rends grâces de ce que les grands et les puissants ne comprenant pas ces choses, vous les ayez révélées aux petits et aux faibles.

Mais nous sommes déjà à plusieurs lieues de notre fameuse lettre.

PRESQUE TOUS

La lettre ! La lettre !

CARREAU, reprenant la lecture de la lettre de M. Marcoux.

À NOUS QUI VOYONS LES CHOSES DE NOSFYEUX ET NON PAR LES YEUX DES AUTRES, nous trouvons que gr été une providence toute spéciale d’avoir eu un Evêque à l’époque où on nous l’a donné ? S'il y a encore de la foi à Montréal, à qni le doit-on ? Si ce n'est à l’Evc. que qui, #alqré le Séminaire, a rempli la ville d’établisse. ments religieux, de confréries, de sociétés charitables, etc. etc., etc, Depuis combien de temps êce saint Evêque, dé. solé de r'ignorance du peuple, demande-t-il des officiers dominicaux, dans les différents quartiers de la ville, afin d’extirper cette ignorance, suite fatale du système de cen-

tralisation de toute la population de la ville, DANS CETTE É GRANDE EGLISE QUI FUT BATIE EN OPPOSITION

A L'EVÊCHE, BENITECLANDESTINEMENT A HUIT CLOS. V-

& (Combien l’'Évêque a-t-ii souffert d’avanies avant de se décider à agir par lui-même. Est-ce l'esprit de M. Olicr qui pousse ST. SULPICE À REPROCHiER A L'EVÉQUE D'AVOIR MIS EN VILLE LES JESUITES ET LES OBLATS POUR FAIRE CE QUE LE SEMINAIRE N1'E " VEUT PAS FAIRE!" le

el BABEL.. m Qu

Je suis pourquoi il déplait tant aux Sulpiciens de voir 0] les Jésuites et les Oblats dans la ville.

Les Jésuites s'occupent d'esprit et de cœur des classes savantes ; ils organisentdes sociétés, des congrégations lit téraires, ete. ; il faut bien que les Curts perpétuels aient bé leur Cercle littéraire, ete.! Les Jésuites donnent de nou: di veaux développements à leur Union Catholique; il fau, cé bien que les Curés perpétuels, a défaut de mieux, fassent à des inaugurations du Cercle littéraire ! Les Jésuites ont de un (resu, il faut bien que les Curés perpétuels aient leu petit Nazareth ! Parle t-on d'une Université chez les Jé suites, de suite les C'urés perpétuels ont la maiadie de l’U pe niversité, sauf à être guéris, comme par enchantement, dè és

qu'ils apprendront que la’ rumeur Jésuitico-Universitaire est fausse. Les Jésuites font-ils des conversions parmi les protestants, allons ! voilà «les Curés perrétuels qui entrent en controverse avec cuelques protestants ; seulement ils se servent d'ouvrages faits du temps de Luther et qui ne répondent pas aux objections du prostestantisme contemporain; et puis il ya un coté faible chez eux: quand ils en viennent à traiter la question d’autorité, celle de la juridiction épiscopale pour une, ils s’embrouillent, se mêlent, se contredisent, etc., etc., et finissent par prouver qu'ils sont gallicans; ce que voyant les pretestants ils disent aux Curés perpétuels: Assez, Assez, messires, si notre protestantisme n’est pas orthodoxe ; votre gallicanisme n’est pas catholique

o M. Marcoux.

JE NOSEYEU À nous trouvons d’avoir eu un S'il y a encore

e n'est à l’Evé.

ille d’établisse.

haritables, etc.

int Evêque, dé

t-il des officier de la ville, afin système de cen:

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