IV QUESTION
Est-il vrai qu'on ne doit pas rendre à Mer. de Telmesse,
les honneurs dûs à l'Evêque Diocésuin ?
RÉPONSE
On prouve, à la vérité, qu'il y à des honneurs dûs à l'Evêque Diocésain, à l'exclusion des autres : mais on ne prouve pas qu'il ne peut les communiquer à un autre. La chose au moins n'est pis exprimée clairement. Mais quoiqu'il en soit de ce point de Droit, on ne peut se plaindre. Car puisque notre Evêque n'ordonne pas, mais recommande seulement d'accorder les honneurs qui lui sont dûs, à son Auxiliaire; on peut les accorder ou les refuser, en attendant qu'on obtienne du St. Siége une décision formelle.
Mais ne pourrait-on pas dire qu'un Evêque Auxiliaire, nommé par le Pape et par l’Evêque, pour conduire un district particulier, pourrait être honoré dans le lieu de sa jurisdiction, d’une manière spéciale, parce qu'il en est le chef, quoique sous l’'Evêque Diocesain. Et en effet un Evêque Coadjuteur cum futura Successione, peut rece-
voir uno partie des honneurs dûs au Diocésuin, quoid su dignité de Coadjuteur ne lui donne de pouvoir et jurisdiction qu après la mort ou la démission de son Ex que, et soulement parce qu'il est héritier. Ne pourrait O1 pis ü plus forte raison accorder quelque chose à celu qui, dans son District, représente actuellement l'Evéqu Diocésain, qui agit on son nom, et conduit une partie di Diocèse, [ pourra donc recevoir quo" ues honneurs pa ticuliors dans son District, comme le C:adjuteur dans tout lc diocèse. .
On reproche ü l'Evêéque ‘Le Québec d'avoir accordé les honneurs qui lui sont dûs, à son Auxiliaire; on aurait peut être micux fil le louer en cola sa modestie et soi humilité. L'Evêque Aux;liaire, de son côté, a refusé d'a bord ces honneurs, et ne les a acceptés que pour faire li volonté du Pape et de son Evêque; en quoi est-il condam nable ?
On dit qu'on se trouve ainsi obligé d'accorder les ho neurs à deux Evéques au lieu d’un. Mais on est guë: exposé à cet inconvénient, puisque l'Evêque Diocésair ne vient plus ici, qu'il n’y fait plus de visites Episco pales, etc. D'ailleurs, quand l'Évêque Diocésain est su les lieux, l'Evêque Suffragant lui laisse tous les honneur: et ne reçoit que ceux dûs à un Evêque étranger.
On insiste sur les Décrets des Papes, sur les Décisions de la Congrégation des Kites, sur le Cérémonial de: Evêques, etc. Mais ces autorités étaient peu considérées en France. et ne valaient qu'autant qu'on voulait bia les recevoir, Et. indépendamment de cette raison, veut-on admettre tout ce qui se trouve dans les Bulles d'Urbai VIII. et «cs autres Papes dans les Décrets de la S. Cons des Rites, dans le Cérémonial des Evêques, etc. Pourquo exige-t-on la pratique de ce point, plutôt que da beau coup d'autres pareillemont prescrits par les mêmes auto rités, ot que l’on n’observe pas ?
Par exemple, le Missol prescrit de faire la bénédiction des cicrges le 2 Février, et nous la faisons le premier Di.
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une Chappe; et on n'observe rion de cela. Suivant lo
loncile de ‘Frente les Puastours doivent instruire leur
Peuple, et faire le Catéchisme aux enfants, au moins los
Dimanches ot les Fêtes chômées ; Benoit XIV dit que les
véques ne peuvent, dans leurs Dioctses, ni établir de
nouvelles Fêtes, ni en supprimer. Les Grands Vicaires,
quand ils disent ln Mosso basse, ne doivent pus avoi
lus de deux cicrees allumés à l’Autel : ils doivent don
" par écrit Cortuines dispenses où permissions; et
ecpendant la pratique est contraire. On va aussi contre
le Rituel, dans certaines Eglises, on retranchant la céré
nonie du cierge ot du chrémeau, quand on administre le
Baptême àdesenfunts illégitimes. De même en certains cas
n donne l’Extrême-Onction, et on iait les inhumations,
ins lumière, sans Etoles et sans surplis. Mais puisque
xs Evêques ont établi ou maintenu ces usages et plu-
jeurs autre, contre les lois de l'Eglise et le Droit com
mun, sans aucune réclamation de la port de leur Clergé :
pourquoi s’oppose-t-on à quelques Caangements qu'ils
iont pareillement pour le bien de leur Priocèse. et confor
mément aux ordres et aux désirs du “Souveruin Pontife, ?
Pour ce qui concerne en particulier le C'érémonial des
Evêques, on prétend qu'il n’est fait que pour les Cathé-
drales, et n'oblige pas, les Eglises Paroissiales telles que
k nôtre. On ne peut done pas suivant ce principe, se ser
vir de l'autorité de ce Cérémonial pour prouver que dans
notre Paroisse nous ne devons pas rendre tel ou tel hon.
neur à tel ou tel Evêque