LA COMÉDIE INFERNALE, « * L'INSTITUTEUR
Oui! il blasphémerait ; car il foulerait aux pieds l'Eglise qui nous enseigne iormellement que le démon tente les hommes. Oui! sa prétention serait impie, car elle tendrait à affirmer que les messieurs de St. Sulpice sont des anges confirmés dans la grâce et d’une manière irrévocable.
L''AVOcAT.
Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas.
Jo ne nie pas que ies messieurs de St. Sulpice ne soient tentés...
L’'INSTITUTEUR
Que niez-vous donc ?
L'AvVOcAT Je nie qu'il soit chrétien et orthodoxe d'aller jusqu écrire que le démon se transforme afin de mieux égarer les prêtres.
L'INSTITUTEUR
Ce n’est que cela ! Eh bien soyez en paix ; je vais vou “appeler Ge mémorables faits qui dissiperont vos scrupules.
L'Avocar.
Je vous en défie.
L'INSTITUTEUR
Je pourrais vous citer cent exemples où les démons « sont présentés aux Saints sous la fig-re des bons anges ; je ferai plus ; je vais vous rapporter des faits plus étonnants encore; je vais vous faire voir le malin se transformant en homme, devenant moine, portant le froc et donnant de
bons conseils, le tout pour égarer.
L'Avocar.
Pour le coup, si vous faites cela je me rends.
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VOUX Jules.
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