SCENE II
Les mêmes.
L'Avocar,
Je veux bien avouer que mettre les démons en rapport avec les prêtres soit un bénéfice de l’enseignement de l'Eglise et de la foi catholique.
Partant de là, j'admets l’orthodoxie de la form: de la Comédie. Mais, et ici je sais d'avance que vous allez m'appeler librral, je crois que l’auteur a gravement manqué à la plus simple prudence.
Autrefois on pouvait parler librement des démons et de leurs rapports avec l’homme. Aujourd’hui que la foi est affaiblie et que l’on croit à peine à l'existence de Dieu, c’est froisser les opinions et appeler avec le rire des impies, le rire même de plus d’un catholique, de vouloir ressusciter les croyances aux esprits malins. C’est le grand tort de la Comédie.
L'INSTITUTEUK.
Vous avez deviné Juste, lorsque vous avez pressenti l’épithète de libéral. Vous avez la conscience parfaite de votre péché. Croyez, cependant, qu’en essayant de parer les coups d'avance, vous ne les évitez pas. Si un homme venait vous dire: Ecoutez, monsieur, vous allez m'appeler annexionniste, toutefois je ne le suis pas, je pense seulement que nous devrions, nous Canadiens, nous détacher de l'Angleterre afin de prendre une place dans la Grande République voisine ; que lui répondriez-vous ?
L’AVocar.
Que, malgré ses protestations, il est annexioniste. L'INSTITUTEUR.
Et s’il s’obstinait ?
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L'Avocar.
Je lui prouverais que son idée de voir le Canada abandonner l’Angleterre pour devenir un état de la république Américaine est l’idée fondamentale, l’idée mère
de l'annexion.
L'INSTITUTEUR
Et vous auriez raison. Muintenant, laissez-moi profiter de vos lumières et vous dire : Monsieur, malgré vos protestations, vous êtes liheral.
L'AVOCAT,
Par exemple !
L'INSTITUTEUR
Vous vous obstinez n'est-ce pas ?
L'Avocar.
A coup sûr.
L'INSTITUTEUR
Connaissez-vous bien l'erreur maudite qui a nom : Libéralisme Catholique ?
L'AvVocaAT.
Je ne la connais pas ni ne veux la connaître. Je la désavoue, voilà tout ce que je sais.
Tiens ! vous parlez comme la Minerve. Comme elle, vous êtes animé des meilleurs sentiments : comme elle vous avez B déjà rendu à la Patrie et à l'Eglise plus d’un service signalé; comme elle aussi, hélas ! vous vous abusez étrangement, et pourrez, si vous n’y prenez garde, nuire grandement aux plus saintes causes.
Oui ! et vous vous rendez justice en l’affirmant, vous ne Connaissez pointle Liberalisme. Si vous le connaissiez, vous
seriez forcé d'avouer que vous le partagez, et que vous faites tout pour le propager.
La prétention du Liberalisme Catholique consiste à vouloir baillonner certaines vérités.
Etudiez de Montalembert, l'abbé Godard, Mgr Ketteler, l’évêque d'Orléans, le comte de Falloux et tous les chefs les plus autorisés de cette malheureuse école libérale catholique, et vous verrez que tous demandent que l’on tienne compte des aspirations modernes, des formes gouvernementales et politiques, de la faiblesse des esprits, des mulheurs de l’époque, ei ce, en ayant soin de pus soulever les ombrages, les inquiétudes des politiques, ni des consciences individuelles, par l'exposé imprudent de certaines vérités.
Etudiez le lihéralisme catholique et vous vous convaincrez que toutes les fois que vous demandez dr la vérité
qu’elle ne soit pas enseignée ouvertement, vour nez bel et bien dans lelibéralisme, comme votre annexioi. .Oonnait
bel et bien dans l'annexion.
L'AVOCAT, avec un peu d'aigreur.
Soit ! je suis libéral ! En attendant vous ne dites rien de mon objection.
L'INSTITUTEUR
Au contraire. Je viens de vous prouver qu'elle est libérale catholique.
L'AvVocaAT.
Sat-ce là tout ? ; L'INSTITUTEUR.
Vous faut-il autre chose ?
L'Avocat.
Il me faut des principes.
L'INSTITUTEUR
Des principes catholiques, ultramontains. Je le crois commé vous.
Je saisi Donnez l'auteur d question su:
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Toutefois, démons,
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LA COMÉDIE INFERNALEX.
L'AVOCAT, d'un ton piqué.
Je saisis la pointe et ne vous la retournerai pas.
Donnez-moi seulement des principes qui justifient l'auteur de la Comédie d'avoir posé devant le public lu question surannée des esprits malins et je vous tions quitte.
L'INSTITUTEUR,
Vous avez dit, et je voux dire avec vous, que notre siècle ne croit guère, ou plutôt ne croit pas aux démons.
L'AVOCAT
Je l'ai dit et je le tiens pour dit.
Très-bien ! Maintenant qu’est-ee qui fuit le mérite d'une œuvre catholique? N'est-ce point de combattre ouvertement les grandes erreurs du temps ?
L'Avocar.
Sans doute !
L'INSTITUTEUR, Admirable! Nous sommes faits pour nous entendre, L'Avocar.
Après ?
L'INSTITUTEUR
Vous avez hâte. Vous avez faim et soif de la vérité.
Eh bien! vous serez désaltéré et rassasié.
Toutefois, monsieur, le monde chrétien croyait aux démons,
Il croyait que ces esprits méchants ont envahi toute la création, qu’ils sont répandus dans l'air respirable, et qu'ils tournent autour des hommes comme des bêtes furieuses pour les dévorer. Il croyait que ces esprits font plus encore. Déchaîner les vents, soulever les tempêtes,
agiter les masses profondes de l'Océan, promener la foudre, et faire vomir aux volcans leur laves incendiaires ; détruire les maisons, fuire périr sur pied les plantes, rendre stériles les arbres fruitiers et donner la mort aux animaux les plus utiles à l’homme ; corrompre l'air, appeler les grandes épidémies, évoquer chaque jour de nouvelles souffrances et déterminer en certains cas de déplorables aberrations dans l'esprit de l’homme, voilà ce que le monde chrétien croyait ds: la puissance des démons,
et cette croyance ne le trompait pas. L'AVocaT.
Je sais cela, L'INSTITUTEUR.
Loin de le tromper, loin de lui nuire, cette foi était sa fortune.
Les chrétiens d'alors croyaient et craignaient. Leur crainte était leur sagesse.
Voulant, à tout prix, échapper aux piéges du malin, déjouer tous ses plans et se préserver de ses maux innombrables, les chrétiens, prisient veillaient et se'munissaient de tous les secours dont l'Eglise dispose pour vaincre l'ange des ténèbres. C’est ainsi qu’on bénissait tout, l'humble chaumière du pauvre comme les somptueuses demeures du riche; depuis la tige verdoyante de l’arbro gigantesque, comme l’imperceptible germe des moissons, l'animal le plus immonde comme le plus noble; les sources, les fontaines, les ruisseaux, les fleuves et les océans, la nourriture, les vêtements, les instruments de travail, en un mot, tout était bénit; tout était arraché au démon.
LA FEMME DE L'AVOCAT
Qu'est-ce que cela prouve en faveur de la Comédie Infernale ?
L'INSTITUTEUR
Vous allez le voir dans quelques minutes, madame.
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Autrefois donc les chrétiens croyaient à l’intervention formidable des démons, et ils s’efforçaient de combattre uu si redoutable ennemi. Deux siècles nous séparent de ce temps de foi ; deux siècles de philosophie rationaliste sont venus qui ont considérablement affaibli nos forces et centuplé celles de Satan, L'esprit de ténèbres a senti qu'il devait s’effacer si je puis dire le mot du symbole chrétien.
Il a eu peur du souvenir vivant qui rappelait sans cssse au monde la ruse, ia perfidie et la malice de l’ancien serpent, et il a résolu de faire périr ce souvenir en voulant disparaître du symbole catholique.
Prétention vaine et folle; car ce que le symbole chrétien garde, est gardé éternellement. N'importe ; ce que l’ancien serpent voulait, il l’a tenté et s’il n'a pu réussir en tout, il a réussi en partie. L'Eglise n’a pas cessé de croire à Satan car tel est son symbole éternel ; mais dans les sociétés, chez les individus, cette croyance a faibli.
LA FEMME DE L'AVOCAT
Comment, monsieur ? je ne comprends pas.
L'INSTITUTEUR
Je vais m’exprimer autrement. Le démon, qui est le Singe du bon Dieu, s’est dit : Dieu a son symbole, j'aurai le mien ; Dieu a son culte, j'aurai le mien; Dieu a ses adorateurs, j'aurai les miens.
LA FEMME DE L'AVOCAT
Ma foi! je n'y comprends plus rien. Vous dites : on ne croit plus au diable, et pour preuve vous paraissez apporter que le diable a son symbole, son culte, ses adorateurs,
Le symbole de Dieu a pour objet la vérité et est par ce fait même une affirmation.
Le symbole de Satan a pour objet l'erreur et est par le fait même une négation.
Dieu dit : je suis ; Satan dit : je ne suis pas. Les hommes disent à Dieu : vous étes, et cette assertion venue de l’amour et du respect est un culte ; ceux qui la font sont des udorateurs. Les hommes disent à Satan : tu n'es pas, et cette négation venue de la haine et du mépris de la vérité est un culte. Ceux qui la prononcent sont des adorateurs.
LA FEMME DE L'AVOCAT
Je commence à saisir.
L'INSTITUTEUR
Satan, madame, sait qu'il est l'affirmation du mal.
Voilà pourquoi il ne tient pas à être connu. Il sait bien les frayeurs trop légitimes qu’il peut causer à ceux qui croient en lui. 11 n’ignore pas qu'il est suffisant de le connaître pour le fuir et ne point l'écouter.
J'est un brigand qui se retire dans l'épaisseur des forêts, c’est un assassin qui se déguise, c’est un serpent, enfin, qui
se cache dans l'herbe.
Moins on attend le brigand, moins or se méfie de l’assassin ; moins on redoute, muins on soupçonne la présence du
serpent, et plus on est proche d’un malheur.
La FEMME DE L'AVOCAT.
Je suis satisfaite.
L'INSTITUTEUR
Alors, je poursuis ma première idée, Si l'Eglise n’a pan cessé d’avertir les chrétiens de la malice des démons, les
chrétiens, au moins en partie, sont devenus sourds à con hautes et sages leçons. Ils ont trop oublié le tentateur, et
le tentatour a eu accès presque partout.
LE VILLAGEOIS
En effet, voyez donc comme les démons s’en donnent depuis quelque temps. Croyez-vous, par exemple, que toutes les maladies et les épidémies qui ravagent dans presque tous les pays, les moissons, les troupeaux et les plantations,
ne soien connues res avec démons,
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Combie:
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obligation, ( service du christianisn Fidèles au r ont déclaré d'être pris ] prétendre er quelqu’il soi €sprit doit 4 “ Graduellen lisme a été d dès la fin di s'il se trouve d'individus a plus ignorant dernes ont poi elle ne se reld ‘XCusable au IBnorantes, ’’
ne soient pas l’œuvre du démon? (‘es maladies étaient-elles connues de nos pères ? Non ! Porrquoi ? Parceque nos pères avec leur eau bénite et surtout leur foi, chassaient les démons.
LA FEMME DU VILLAGEOIS
Aussi, combien nous sommes tous coupables d'oublier ainsi les démons,
L'IXSTITUTEUR.
Combien sont coupables cenix surtour qui, éclairés des lumières de la science, conspirent avec l'enfer pour effacer de partout cette croyance salutaire.
LA FEMME DE L'AVOCAT
La science doit-elle s’occuper de cette question ?
L'INSTITUTEUR
Oui, madame. Et c’est pour avoir méconnu cette stricte obligation, que la science s’est mise si éplorablement au service du mal. Voltaire avait dit: “ Satan! mais c’est le christianisme tout entier ! Pas de Satan, pas de Sauveur !”” Fidèles au maître de l’impiété, les disciples sont venus et ont déclaré que : “ dans nos temps modernes, sous peine d'être pris pour un fou halluciné, on ne saurait plus se prétendre en communication avec un agent surnaturel, quelqu’il soit. Tout homme qui s’avise de croire à un esprit doit être immédiatement renfermé à Charenton ”. “ Graduellement affaibli de siècle en siècle, le surnaturalisme à été définitivement chassé du domaine de la science dès la fin du siècle dernier, et c’est à peine aujourd’hui, s'il se trouve sérieusement accrédité chez un petit nombre d'individus appartenant aux classes les plus infimes et les plus ignorantes de nos sociétés civilisées. Les sciences modernes ont porté à cette croyance aux esprits, un coup dont elle ne se relevera jamais et cette crédulité serait à peine excusable aujourd’hui chez les intelligences faibles ou ignorantes, ‘’ Est-ce assez significatif ?
LA COMÉDIK INFERNALE.
L'AVOocAT.
Oui, et a uvès ?
L'INSTITUTEUR
Après monsieur ? Voici : En face des prétentions de la science il s'agit de savoir si lu Bible a menti, si l'Eglise a trompé en affirmant le monde des esprits ! Si encore St. Paul était un imposteur lorsqu'il proclamait que : # Ce n'ost pas seulement contre lu chair et le sang que vous avez à lut.er, mais contre ies malices spirituelles répandues dans les cieux et contre les esprits recteurs de ce monde de ténèbres ? ” Enfin il s'agit de savoir si Jesus-Christ se méprenait en accordant à ses disciples le don, et en leur donnant les régles de l'expulsion des démons |
L'Avocar.
Ensuite ?
L'INSTITUTEUR
Ensuite ? Il s'agira de savoir il est permis aux catho. liques de donner gain de cause à la science, d’accepter sa prétention et de dire comme elle : “ Il n’y a pas d’esprits, il n’y a pas de démons ? ”
L'AVocAT.
Ensuite ? Car enfin je suis curieux de savoir où vous allez et qui vous combattez en ce moment. Qui nie ici l'existence des démons ?
L'INSTITUTEUR
Ensuite ? Il s'agira de savoir s’il est permis à un catho lique d'appeler la question une “ question surannée ”’, Comprenez-vous, maintenant ? Voyez-vous où je vais ? Sentezvous qui jé combats ?
L'AVOocAT.
J'ai appelé cette question “ surannée, ’’ et j'ai eu raison, mais je n’ai pas nié les démons.
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Non, y servi la «
La preu
Vous vo rit des esp croit presq condamnez viennent la
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Je fausse tort de la Co avec le rire tholique, en malins, ”
Oui, Je l’ai
6h rappelant, ruses diabolique
La Comédie ait pas perm
font de Vérita
Non, vous ne les avez pas niés. Seulement vous avez servi la # négation, ”’ avec votre question ‘“ surannée, ” L’'AvocarT.
La preuve ?
L’INSTITUTEUR
Vous voulez que l’on donne raison à la science qui se rit des esprits. C’est quand, de votre aveu, le monde ne croit presque plus à la “ puissance de Satan, ” que vous condamnez ceux qui, sous une forme ou sous une autre, viennent la rappeler, la prêcher et l’affirmer.
L'AVOCAT
Vous faussez ma pensée,
L'INSTITUTEUR
Je fausse votre pensée ! N’avez vous pas dit : “ Le grand tort de la Comédie est de froisser les opinions et d'appeler avec le rire des impies, le rire même de plus d’un catholique, en voulant ressusciter la croyance aux esprits malins. ”
L'AvocarT.
Oui, je l’ai dit.
L'INSTITUTEUR
Cela ne signifiait-il pas que la Comédie avait eu tort
en rappelant, préchant et affirmant la puissance de Satan et ses ruses diaboliques ?
L'Avocar.
La Comédie pouvait affirmer les démons; mais il ne lui était pas permis de le faire en dévoilant des choses qui sont de véritables scandales.
144 LA COMÉDIE IFFERNALE.
L'INSTITUTEUR
Attendez ! Vous sortez de la question. Il s'agit de Si la la forme infernale donnée à la Comédie, et non du fond, FOUR é forme n’ L'Avocar. que la ft , | vigueur Si vous ne voulez pas me permettre de discuter, dites-le & 8 | moi, et je vais me taire.
L'INSTITUTEUR. Parfai:
Je ne vous empêche pas de discuter. Je vous rappelle simplement au fuit. Je vous demande une seule chose : C'est | est le
de ne porter qu’une accusation à la fois, de la juger entièrement avant de passer à une autre. Vous avez reproché ia forme infernale de la Comédie. ;’ai tâché de la justifier. Qu'avez-vous à dire ? Maintenez-vous votre accusation ?
est prouv.
Si oui, elle est encore en jeu, et nous ne pouvons raisonna- Très ie blement passer à une autre. Si non, dites-le, et je vous suis sur un nouveau terrain.
N Quand o L'AVOCAT. raines 8e des mauva
Je suis prêt à vous accorder que l’auteur a eu raison de faire intervenir les démons dans son œuvre. Et, pourtant, je ne puis ne pas croire qu'en agissant ainsi, il n'ait froissé les opinions.
Science la esprits ; qu dans l’éco suranné d(
L'INSTITUTEUR. blâmer les
Mais c’est là, mon cher monsieur, la raison la meilleure
à invoquer contre vous. Bravo!
C’est précisément parceque les hommes ont oublié les
démons qu’il est nécessaire de les eur rappeler. Et sil “ forme infernale ” de la Comédie a froissé les opinions en Lorsqu’o Canada, c’est qu'en Canada, comme ailleurs, on a perdt cercle des de vue l'adresse la ruse, la perfidie et la malice des conscienced démons. le cercle d consciences
LA FEMME DU VILLAGEO!S
Très bien ! Très bien !
Voir de tels et de telles
L'INSTITUTEUR
Si la forme infernale de la Comédie n'avait soulevé aucun étonnement, on aurait pu en conclure que cette forme n'avaic pas sa raison d’être ; car il eût été certain que la foi aux ruses diaboliques était encore pleine de
vigueur et de force chez nous.
LA FEMME DU VILIAGEO!S
Parfait !
L'INSTITUTEUR
C’est le contraire qui est arrivé; c’est le contraire qui est prouvé!