‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 84 sur 181 · Tous · texte numérisé non relu

Tous

Très-bien ! Très-bien !

BELZÉBUTH, Et maintenant que nous sommes d'accord sur ce point important, j'entre dans le vif de la question. Tous.

Très-bien !

Je ne dis rien ni des Curés perpétuels, ni du Code des Curés, ni des anti-programmistes; d’autres s’en charger les colé. ront. Je parlo de mon parti, du “ Parti National.” e temps où (Applaudissements).

a le besoin

face d'u BELZÉBUTH.

mauvaises es | : — : | Tue J'ai tait des efforts inouis afin d'organiser solidement ce

parti.

(Applaudissements).

BELZÉSUTH.

\ question Tant à Québec qu'à Montréal, j'ai obtenu un bon nombre

chose. d'adhérents.

tre illustré (Applaudissements)

BELZÉBUTH

J'ai travaillé à fonder un journal, afin d'uvoir un organe au service des intérêts de mon parti !

On ne saura jamais ce qui m'en u coûté de peine pour atteindre ce résultat.

On ns se figure pas ce qu'il faut déployer d'activité et dépenser de patience, pour arriver à produire l'entente dans un camp hétérogène.

Qu'il me suffise de dire que j'ai eu à formuler un programme capable de plaire aux radicaux, aux démocrates, aux communistes, aux socialistes, aux gallicans, aux libé raux, à certains protestants et à beaucoup de catholiques

modérés !

ASTAROTH

Et tu as réussi !

BELZÉBUTH

Béria4s.

Mais quels principes as tu émis dans ce programme? BELZÉBUTH Aucun !

BÉLIAS.

Quelles idées as-tu développées ?

BELZÉBUTH

Aucune !

BÉLIAS

Quelles aspirations as-tu émises ?

Enfir

Rien

Il por

Des m

Enfin,

Des m La pr gonie !

La de une bor puisque choses e pipes, La tr

aux ét

BELZÉBUTH

Organe Aucune !

BÉLIAS.

10 pour

Enfin, que renfermait ton programme ?

ivité et

BELZÉBUTH

entente

Rien !

un pro- Bérras.

ocrutes, ux libé Il portait au moins des phrases !

1oliques

Huit! Huit phrases périodiques !

BÉLIAS.

Et ces phrases portaient des mots ?

BELZÉBUTH

Des mots vides et des maux pleins.

BéLzrAs.

nine ?

Enfin, explique-toi ?

JELZÉBU"“H.

Des mots vides: Apparet hujus programmatis jejunitas !

La première phrase annonce que le Canada est à l’agonie !

La deuxième que la Confédération, qui d’ailleurs est une bonne chose, n’a pas fonctionné comme il fallait, puisque la terre en tous endroits ne produit pas toutes choses et que les manufactures de savon, de chandelles,

pipes, d’épingles et d’allumettes, sont trop rares ! !

La troisième phrase, que les chemins de fer et les canaux étant dirigés vers le nord, le sud et l’est, rien ne

vient et ne viendra do l'Ouest, attendu que les con teurs n'ont pas grâce d’étut pour exploiter l'Ouest ; qui plus, on s’est annexé des territoires pour lesquels on faire des voies ferrées ruineur »s, dans l'espérance qu territoires apporteront un contingent de voix et de r sources qui serviront l'intérêt canadien!!!

La quatrième phrase veut que les partisans Au | national soient débouchés en vue de l'écoulement leurs produits : co que l’udministration actuelle ne voudr jamais réaliser !!!1

La cinquième phrase insiste sur les débouchés, ah} les manufactures , parle d'immigration, de rapatriement, le tout ayant l'air d'affirmer que le parti conservateur est incapuble de servir de tels intérêts !1!!1

Lu sixième phrase appelle lu réforme des lois électorales

La septième assure que tes gouvernements locaux sont les vassaux de la chambre fédérale, et demande que question do l’Arbitrage soit réglée sur le champ ; c’est-à dire avant que le Bas-Canadu soit en état de fuire prévaloir ses titres !'!ITTTII

Lu huitième et dernière phrase désire ardemment labo:

litiondu vasselage des parlements locaux F'ETTTTI

Comme vous le voyez, tout cela est du vide, du creux! Il n'y ax pas une seule question sérieuse attendu que le parti conservateur à pour programme tout ce qu’il peut y avoir de bon dans ce que vous venez d'entendre. Le parti conservateur veut avant tout les intérêts canadiens; seu-

lement il ne peut tout faire à la fois!

PLUSIEURS VOIX

Sans doute !

BELZÉBUTH

Ce qu'il a déjà accompli de mesures utiles, est la garantie de sa bonne volonté et de sa compétence à promouvoir les

véritables intérêts du pays.

Et si la Confédération rencontre quelques obstacles

Si | lemen

Voi maux

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obstaclos

LA COMÉNIN INFARNALE

ik 864 ché rutiti En qu ollu gat encore joune, et qu'il faut souvont bien des années avant qu'un système politi

que où une torime admiulatrath fonctionne purfuite

Hfiias l'uumme ( BELZÉB UTH

Et c'est à cause même du non-sens parfait de mon pro ramme que J'ai amené mes partisans à le signer. Pour accorder toutes les dénominations erronées de lu politi que, il faut trouver un terrain neutre.

PERRIER

Qu'est-ce qu'un terrain neutre ? Celui qui est dépourvu de tout principe sérieux et vrai. PERRIER.

Si la définition est bonne, ton programme est bien réellement un terrain neutre.

BELZÉBUTIH.

Voilà pour les mots vides. Passons maintenant aux maux pleins : omnia mala.

Non-seulement, comme on l’a reconnu à notre dernière séance, le parti national est dangereux, parcequ'il repose sur un principe anti-catholique, puisqu'il regarde la religion comme étrangère aux spéculations de la politique, mais il est encore funeste parcequ’il est formé de gens in- ‘apables d’une politique sage et heureuse.

OLIVOR.

Mais si tes gens sont des incapacités, ils n’inspireront aucune confiance.

BELZÉBUTH

S'ils sont incapables, ils ne laissent pas de présenter un Tou certain vernis qui séduit. Tou Vou OLIvOoR.

comm Le vernis laissera bientot voir le fond: on les jugera À Mal l'œnvre.

De « Tant qu'ils ne seront pas au pouvoir, ils s'évertueront à prêcher leurs utopies et à promettre, pour l€ jour où ils arriveront, des miracles inespérés de prospérité et de res ff De | tauraticns sociales. } OLIVOR.

Ils sc Et quand ce jour-là viendra ?

BELZÉBUTH

Préc S'il vient bientôt, comme je l'espère, ils feront bévues sur bévues, sottises sur sottises, imprudences sur imprudences N'ayant aucune influence sérieuse, aucun tact réel, aucune Pauv ressource véritable, ils seront les victimes de la prépondé: rance haut-canadienne. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ils laisseront perdre le fruit dos luttes et des Wah

travaux des conservateurs; l'intérêt catholique et cani- | onne €

dien-français sera anéanti. Le parti national pourra alors | Ç qu'il le

mourir.—Sa mission sera remplie: Île peuple canadien au:

ca | L besoins

‘a failli aux vœux de la Providence.

parlero

LUC:FER

Et notre conjuration aura remporté uni succès splendide Pauv

FuME-Boucues.

Quels sont les titres de tes partisans à la faveur publi Is er que ? Leur vernis est-il attrayant ? du nom

BELZÉBUTR.

»nter un Tout ce qu’il y a de plus séduisant ! Tous sont les engoués du progrès matériel.

Vous ne les entendez parler que d'économie sociale, da commerce, d'industrie GG Lost en

. | Malheureusement ils n’y entendent rien.

jugera à "

FuME-BovGItE.

De quelle école sont-ils en économie.

ertueront BELZEBUTH.

our où ils

et de res. De l'école anglaise ou de l’école socialiste française.

FUME-Boucue.

Ils sont pour le dévoloppement indéfini des besoins ? BELZEBUTH.

Précisément !

DEV HONEU Fume-Boucne.

Jrudences. ?

el, aucune Pauvres gens! ° prépondéil ne faut BELZERUTH.

tos et des Ne leur dites pas que le progrès matériel, comme toute

bonne et excellente chose, x besoin d’être sagement réglé, qu'il le faut proportionner aux ressources du capital, aux besoins réels des peuples, ils vous riront au nez et vous parleront des Etats-Unis !

et canapuira alors nadien at

FuME-BOUCHE.

splendide. Pauvres gens !!

BELZEBUTH

eur publi Ils croient que la fortune sociale est en raison directe du nombre des machines à vapeur!

FUuME-BoucueE.

Pauvres gens!!!

BELZÉBUTH

Que plus un pays est silonné de voies forrées et de |

gnes télégraphiques, plus ce pays est riche!

Fums-Boucre£.

Pauvres gens !!!1

BELZEBUTH

Que l'avenir dépend du sort futur des raffineries de sucr.….

des filatures de soie, do lin, de laine, etc. !

FUME-BOUCHE

BELZÉBCTH.

Et que les peuples seront résjénérés et sauvés quand on d

les aura submergés dans une décoction de plomb, de fer,

d'argent et d’or !

FoME-Bourue.

BELZÉBUTH

Le progrès moral, le perfectionnement de l'intelligence.

les vertus publiques et privées, la bonne éducation de

générations naissantes, le règne religieux et social du

Christ, rien de tout cela n’est digne de primer le progrès

matériel.......….

FuME-BoucaeE.

Pauvres gens!!ft'fl

deux matéri tent di

mes Pt

Paux

Oui!

ment d Eh bi princip

Crois-

Pourq

Parce

(1) Dan matisé que

Uuons, Il y au comme

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is n’oubli sur le prog

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tous mes y

et de !

de sucr.….

quand on # b, de fer,

telligence.

ation des social du

le progrès

LA COMÉDIE INFERNALE. op1

BELZÉBUTH

Et quand les catholiques et les citoyens dignes de ces

deux grands noms affirment qu’ils ont pour le progrès

matériel une belle et haute estime, mais qu'ils se permettent de ne pas le prendre pour le dernier mot des sociétés, mes partisans crient aux scandales, aux éteignoirs, etc.

FumME-Boucue.

BELZÉBUTH

Oui! Pauvres gens !! Croire que l’homme vive uniquement de pain!!! (1)

Eh bien ! voilà pourtant, à part quelques exceptions, les principes de ceux qui formeront le Parti National.

AXAPHAT.

Crois-tu qu'il triomphe ce parti.

RELZÉBUTH.

Sans un effort généreux de l'enfer, mon parti est perdu. PLUSIEURS VOIX.

Pourquoi ?

BELZÉBUTE.

Purce que notre cause est compromise.

(1) Dans cette tirade sur les engoués du progrès matériel, je n'ai stigmatisé que ceux qui font de ce progrès la seule et unique force des na tions. Il y a parmi nous deux ou trois hommes quiont voué à l’industrie, au commerce et à l’art mécanique la somme de leurs talents ; mais, tout en essayant de faire prévaloir ce qui est l’objet de leur noble dévouement, ils n’oublient pas que la religion, la morale et l'éducation l’emportent sur le progrès matériel. Certes, ce ne sont pas de tels hommes que j’ai

voulu ridiculiser. Ils ont toute mon admiration, comme leur œuvres a tous mes vœux —(NOTE DE L’ILLUMINE).

Baaïr.

Explique-toi clairement.

BELZEBUTH

Jusqu'ici un seul résultat a été obtenu par notre délé.

gation :

Nous avons rendu impossible en Canadu, le libéralisme catholique et le gallicanisme.

BaAAL. d N'as-tu pas dit que ton parti était simplement libéral ? BELZEBUTH.

Certainement.

BAAL

Alors, que te fuit la défaite du libéralisme cati:olique ? BELZEBUTH.

Une œuvre libérale ne vit dans un pays catholique que si elle est accompagné d’un semi-catholicisme : ce sont los ‘atholiques modérés qui autorisent les catholiques indiftérents ou hostiles à l'Eglise.

PLUSIEURS VOIX

Très-juste !

Baax, bas à Babel.

Je savais bien que je lui ferais dire quelque grosse vérité.

BELZEBUTH

Si on avait pu amener les chefs ‘1 secrutnim à ét *

franchement gallicans et 3@:r.ment *+ }61ic:es-lihéraux,

on a plus

TE

Ma notre ouver gens.

Et c saibies,.

Il y

plus a

Pour

N'ex

En a Avar ment d ges pou et qu’er

on aurait eu un diminutif heureux et qui aurait rendu plus acceptable le radicalisme, le rougisme, etc.

PLUSIEURS Voix.

Très-bien !

tre délé- BELZEBUTH.

éralisme Malheureusement, les polémiques et les œuvres que notre gallicanisme et notre libéralisme catholique, trop ouverts, ont appelées, ont dessillé les yeux à beaucoup de DONIB Sara ques

libéral ?

ASTAROTH Et ceux qui n'ont pas été éclairés sout devenus impossibies.

BELZEBUTH

Lolique ? Il y a deux ans le parti national ou le rougisme, était plus acceptable, que maintenant.

AXAPHAT.

lique que | e ont los Ce n’est certes pas à la louange de la délégation.

es indifté- Pourtant c'est la vérité! BErtaAs.

N'exagères-tu pas ?

ee BELZEBUTEH.

ue grosse

En aucune façon.

Avant que les doctrines du syiiabus fussent viciorieuse ment démontrées pur les écrivains ultramontains, les rou- … àêt" Æ ges pouvaient dire qu’ils ne s'’occupaient pas de l'Eglise \,béraux, Æ ct qu'en cela ils fesaient tont aussi bien que les conserva-

teurs qui poussaient la sollicitude religiouse jusqu’à en traver les mesures des Evêques.

PÉLIAS, Et aujourd’hui.

BELZÉBUTH

Aujourd'hui les conservateurs sentent qu’ils doivent ac corder à l'Eglise tout ce qui lui est dû.

PLUSIEURS VOIX

Hélas ! ce n’est que trop vruil BELZÉBUTE.

Avant que # La Comédie Infernale”’ ne fut publiée, on pouvait ne pas trop se scandaliser de la conduite des C'urés perpétuels envers l'autorité diorésaine.

L'Institut-Canadien, s’autorisant des résistances de ces Curés, pouvait, comme eux, en appeler à Rome

Et lorsque Home avait parlé, le même Institut, à l'ex emple des mèmes Curés perpétuels pouvaient dire: “ [’1 vêque interprête mal la décision du St. Siège ; avant de se soumettre, il faut une explication du décret.”

BAA LBÉEITH

Et, ce que l’Institut-Canadien pouvait à l'exemple de

('urés perpétuels, il l'a fuit.

BELZÉBUTH

Airsi,il est clair que notre imprudence a g1 compromis la cause de mo” parti et celle de l'enfer.

religic USGCS nt instruil | | )nserva

teurs. Lésormais, ils marcheront dans la ligne droite

Sir Georges se fera un devoir de régler, d’une façon où d’une autre, l'affaire des registres ; le code des Curéi

sera pas accepté comme loi, a moins d’une purgation

mérit plus « trime

dront

Voil onsid

tuatioi

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