UNE VOIX
Leroy-Beaulieu !
H. LËROY-BEAULIEU.
Je chancelle !
La voix de mon beau-père??? Dieu clément!
Est-ce déjà Theure du châtiment?
(Méphislomichel'Chevalier se dresse derrière M, Leroy-Beaulieu.)
MÉPHISTOMICHEL.
Souviens-toi du passé, lorsque du libre-échange
Brillant premier ténor.
Tu venais aux Débats, en chantant sa louange,
Adorer Senior!
Lorsque dans les écrits, — gendre qui dégénère.
Malheureux apostat!
Tu montrais vaillamment la foi de ton beau-père
Et dépassais Bastiat!
C'en est fait!... Cobden, Peel ont détourné leur face
De ton triste chemin; Vers la protection le vigneron rapace
Te conduit par la main!
Écoute ces clameurs ! C'est l'Hérault qui t'appelle.
C'est THérault qui te veut !
Porte à tes électeurs de mon œuvre éternelle
Le honteux désaveu!
M. LEROY-BEAULIEU
Oui, c'est bien lui, grands dieux, mon beau-père en personne! Dieu tout-puissant.
En moi résonne La voix du sang!
Chant de pèlerins accompagné par les orgues.
- C'est quarant', quarant', quarante.
C'est quarant' francs qu'il nous faut !
Oh! oh! oh! oh!
M. LEROY-BEAULIEU
Hélas ! ce chant pieux est plus terrible encor !
MÉPHISTOHICHEL.
Passy te montre au doigt I Molinari t'abhorre ! !