X PRÉFACE
travailler à la liberté extérieure de l'homme*. » «... Il y a mille bonnes raisons pour ne pas avoir d'armée permanente, et il n'y a aucune bonne raison pour en avoir ^. »
Il y avait alors des hommes qui s'opposaient à tous les crédits demandés pour la réorganisation de notre armée par une minorité clairvoyante, mais indécise! Logiques avec leur idéal, ils s'opposaient également aux droits de douane. Libre-échange, fraternité des peuples, étaient deux rêves inséparables. Nous les avons vus s'écrouler, l'un entraînant l'autre; mais, la veille encore des désastres qui devaient donner à M. Jules Simon un si cruel démenti, on disait volontiers : « La meilleure armée, c'est le patriotisme! » et, de même qu'on ne croyait pas à la puissance des canons Krupp, on disait « que la liberté commerciale était le meilleur moyen de lutter contre la concurrence étrangère ».
Aujourd'hui, nul n'ignore que le patriotisme le plus ardent a besoin d'être appuyé sur une forte artillerie ; et, quelque libre-échangiste qu'il
1. Le Libre-Échange y par Jules Simon. Lacroix Werbokoven, 1870. — Préface.
2. Discours du 6 février 1870. Réunion tenue aux Champs- ÉlyséeSf pour la défense des doctrines du Uhre-échange,