‹ La comédie moderneChapitre 4 sur 6 · LÉLIO · texte numérisé non relu

LÉLIO

Eh! mais le meilleur rôle est encor pour

Ils ne dupent du moins qu'eux-mêmes

En effet, a la Bourse les chances ne sont nullement égales, il y a, non des a<h joueurs loyaux, mais des dupe

. . .Les joueurs y sont part .

Les faibles dans un camp et dans il' Grâce aux gros bataillons qu'ils Ceux-ci font à leur choix ou la

(l) La Bourse. 1

Si bien que l'un des camps, étant maître des cours. Toujours gagne, pendant que l'autre perd toujours. A ce duel inégal joins l'œuvre des habiles : Les uns ont su d'abord les nouvelles utiles; Les autres., inventant et semant de faux bruits, D? la fraye. ir publique ont récolté les fruits ; D'autres, par les appâts d'un dividende énorme, Haussent les actions d'une entreprise informe, Puis les laissent, aix yeux d'acquéreurs stupéfaits ; Retomber à zéro, dès qu'ils s'en sont défaits; Et dis, si les maisons, par des grecs fréquent es. Ont employé jamais cartes plus bizeautées (1).

Quel est le résultat social de ce jeu de tous les jours, de cette soif immodérée d'argent, de ces appétits effrénés? Examinons-les d'abord dans le mariage et écoutons de la bouche de la femme d'un joueur la description trop vraie, hélas I des charmes que lui procure son union avec un mari, habitué de la Bourse, dont il est l'une des puissances :

— Ta sais comme je fus mariée ; on vous prend A l'école, on vous livre aux mains du plus offrant; Bref ! j'ai donc un mari, grand seigneur delà Bourse. Si bien que mes avis viennent de bonne source. Ah! chère, il faut ouïr ces conversations Que la Flore du change émaille d'acti

(1) La Bourse, l.

Dieu t'en garde I j'en suis em

Et je bâillerais moins à quelque

Mais c'est le moindre mal. Un •. . mbri,

Un financier toujours et jamais un i

Une humeur dont il faut suppi

Et d nt le thermomètre est la ha

Un homme qui, s'il perd, revêche el i

Se plaint, même en gagnant, d'avoir trop .

Sans compter que les crains, clans ce genre il-.' \i>-.

Chez quelque Danaë vont - re en pluie

il y avait autrefois, dit-on, autour i de la roulette, au Palais-Royal, un essaim de sirènes toujours prêtes à entraîne! les gagnants et à recueillir les épaves des perdants. Aujourd'hui que les maisons de jeu son! abo Circé d'un nouveau genre se réfugient aul iui du monde de la Bourse, et accueillent tou tour les vainqueurs après s'être débarra vaincus. Avons-nous gagné ? dit un spécula teur :

Nous recevons alors des ca dieaj

Nous sommes visités par des f< La prime a transformé Turc ai La prime ! devant elle ii ,

Quelques-unes do ces succès, afin de se mettre

tudes du sort, et de ne pas courir les chances de hausse ou de baisse, ont soin de se choisir un amant dans les deux camps :

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