V. ci-dessus, Livre 1. Le Bimétallisme et Livre VIL
loiD dans une petite note, que les faits ne sont pas en rapport avec son texte. Il y a eu des oscillations» mais si nous prenons les importations de l'Europe aux États-Unis, de dix ans en dix ans, nous trouvons :
1870 (monnaie comprise) . . .
18S0 (marchandises seulement)
li02 —
dollars
Où est le trou? 11 n'a été creusé que dans le cerveau de M. Méline. On peut dire que les exportations de l'Europe aux États-Unis n'ont pas augmenté aussi vite que leur population, que leur richesse, que leur industrie intérieure; mais, il n'y a pas eu interruption de ces exportations aux États-Unis; ce débouché n'est pas aussi large qu'il devrait l'être, mais il l'est plus qu'il ne l'était.
Quand M. Méline dit : « Les États-Unis se suffisant à eux-mêmes, c'était un trou tellement formidable dans les débouchés de la production européenne qui les avait alimentés jusque-là, qu'on pouvait se demander comment les industries européennes parviendraient à se tirer de ce mauvais pas (p. 15) », il se livre à des effets de rhétorique qui ne sont pas conformes à la vérité.
M. Méline a des stupéfactions stupéfiantes. Il dit « En 1903, les exportations des États-Unis pour l'Europe ont été de 1 milliard 13 millions de dollars, tandis leur exportation totale pour le monde entier n'a que 1 milliard 458 millions (entre parenthèses, ] l'année du calendrier, elles ont été l'espectivemer^