NS DRAMATIQUES DE M. HÉLINE
a de 1.484 millioDs) ». M. Méline se
ant que dans le commerce des Élats-
ï l'exporlation en Europe a bénéficié
loppemenl; si elle a élé de 73 p. 100
lil été de près de 80 p. 100 en 1890.
mvoienl près des Irois quarts de leurs
Europe, mais pourquoi? Parce qu'ils y
heteurs qui, non seulement ont besoin
Is, mais qui peuvent les payerl Mais,
reur M, Méline, ils n'envoient pas seu-
en laine, du blé, ils envoient encore
ifacturés! En effet, de 1899 à 1902, ils
moyenne 396.400.000 dollars d'objets
iT lesquels l'Europe apris 206.800.000
>. 100; en 1903, sur 407.300.000 dollars,
pris 193 millions, soit 47,83 p. 100.
dacieux osent-ils venir « relancer chez
l'Europe {p. 17}? <> Et non seulement,
iftre ce crime, mais » ils vont assiéger
léenne sur les marchés où elle régnait
s la détrônent dans l'Amérique du Sud,
ne au Canada, où ils poursuivent l'An-
I derniers retranchements ». Ainsi parle
idant, leur ambition n'est pas salisfaile
ière, M. Handley, vice-consul des Élals-
Unis k Trinitad, se plaignait que le commerce des
E Etats-Unis avec l'Amérique du Sud, n'eût augmenté,
■de 1890 à 1892, que de 5 p. 100; qu'elle eût pris en
1903- à l'Europe pour 195 millions de dollars d'objets
fabriqués, tandis qu'elle n'en avait pris aux États-Unis
( 27. M. Méline remplace la documentation par
1 " !;inalion.
Méline va d'épouvante en épouvante. Les Japonais |.] "iflent encore plus que les Yankees. 11 dénonce le
péril jaune ; et il ajoute : « Il est bien tard pour i'ar^ rêter... à moins que FEurope ne trouve moyen de s'entendre pour garder ses positions en Asie, en opposant à l'invasion jaune une barrière infranchissable. »
Je retrouve là la générosité de sentiments de M. Méline. 11 considère que le devoir des nations les plus avancées en évolution, est de comprimer les nations qui le sont moins et de les refouler dans Tétat de barbarie et d'impuissance. Les protagonistes de la politique d'aventures coloniales ont mis en avant, parmi les prétextes qu'ils ont invoqués, « la mission civilisatrice de la France. » M. Méline voudrait que la mission civilisatrice de l'Europe consistât à empêcher les peuples jaunes de tirer parti des richesses qu'ils possèdent, de s'organiser de manière à rendre plus productifs leur activité, leurs talents et leur énergie. Mais, quelle est « la barrière infranchissable », que M. Méline demande que « l'Europe oppose à l'invasion jaune? » 11 manque à tous ses devoirs d'homme blanc en ne se hâtant pas de nous en offrir le plan détaillé, puisqu'il est déjà « bien tard » pour le mettre à exécution. Veut-il recommencer contre le Japon l'expérience du blocus continental, qui a si bien réussi à Napoléon I*""?
Cette manière d'écrire l'histoire économique prouve que M. Méline ne se préoccupe pas des réaUtés : cet homme, qui peut-être se croit pratique et qui s'est fait passer pour pratique, n'est qu'un dramaturge. Là est l'explication de son succès auprès des Français, qui éprouvent une si vive passion pour le théâtre. Gomme tout bon fournisseur de l'ancien boulevard du crime, M. Méline sait qu'un mélodrame doit inspirer * 5 sentiments : la terreur, la haine et la pitié.
M. Méline a des trésors de pitié, d'attendrissemL , de larmes pour deux pauvres orphelines : « l'indu" j
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l'agriculture nationale », toujours eu l'agonie; pour elles, il lève les bras es trémolos dans la voix, il se lamente stin; avec des accents d'épouvante, ribles dangers qui les menacent, et, i de Joseph Pmdliomme, s'inspirant I dénonce les féroces étrangers, achar-
ige, c'est tantôt l'Angleterre, tantôt rd'liui le Japon ! Mais, il y a toujours :ra!lre el un sauveur. M. Méline s'at- ' rôle, qui lui a valu tant d'ovations i rideau. Mais que valent ces conceport ont-elles avec la réalité? A quels