CHAPITRE II
Donner mon argent à nos ouvriers. — Mélioe plagiaire de Golbert.
Après avoir tracé cet aperçu historique fantaisiste, M. Méline dit : « Aussi, comprend-on que Tidée nouvelle ait jailli de partout. »
Voici comment il s'exprime : « Charité bien ordonnée, commence par soi-même. » Ce n*est certainement pas là « ridée nouvelle », car elle remonte à nos aïeux de la pierre la moins polie. Et M. Méline continue : « Se suffire à soi-même, telle est aujourd'hui l'idée maîtresse. » Je suis surpris alors qu'on fasse des ports, des chemins de fer internationaux et des câbles sousmarins. M. Méline continue : « Quelle sottise, dit-on, de s'obstiner à payer plus cher chez soi, ce qu'on trouverait à si bon marché ailleurs 1 » « Il est possible, peut répondre la nation intéressée, mais je préfère donnermon argent à nos ouvriers, plutôt qu'à des étrangers, parce qu'il les fait vivre d'abord et ensuite parce qu'il reste dans le pays et profite à tout le monde, au lieu d'enrichir les voisins (p. 12) ».
M. Méline fait de « la nation intéressée » une e** ayant une vie propre et parlant comme Louis XIV, absorbait dans sa personne tous ses sujets. Mais. ^'
[)ÉE N0UVE1J,E . DE M. MËLIPJE 393
loin d'être nouvelle, a reçu sa forme de 34'.
ui croitavoir trouvé une " idée nouvelle », ieille théorie de la Balance du Commerce, out excédent d'importation constitue un
nation; et on trouve ce mot dans les els de certains de dos consuls qui consievoir d'un fonctionnaire n'a rieo de comevise : vitam impendere vfiro.