LE PACTE ENTRE LES INDUSTRIELS ET LES AGRARIENS
Timidité des agrariens. — Le Marquis de Pain Cher. — Produits , agricoles laissés en dehors des conventions. — La Trichine.
Mais ici se pose un problème : Comment de grands industriels, formant une faible minorité, ennemis de la majorité républicaine, ont-ils pu Famener à ratifier leurs prétentions? La majorité de la population est rurale. D'après le recensement de 1876, 19 millions de personnes vivaient des professions agricoles. Comment les députés, représentant cette majorité, consentaientils à donner des droits de 20 à 40 p. 100 sur les fers et aciers, de 40 à 300 p. 100 sur les fils de coton, sur les tissus, qui frappaient de taxes si lourdes la charrue ou la machine à battre du laboureur, les souliers, les vestes, les blouses, les robes, le linge de toute cette population? On n'avait pas relevé le tarif sur le blé qui restait à fr. 60 par quintal. On avait osé relever seulement le tarif sur les bœufs à 15 francs, pour un bœuf valant de 400 à 600 francs, soit une protection d'environ 3 p. 100. Cette protection était donc de beaucoup ? "'. rieure à la protection donnée aux industriels. Comi les agriculteurs consentaient-ils à se prêter à ce ;'* i dupes en soutenant les prétentions des industrie^