LA GUERRE DE TARIFS
lions des vins italiens de 97.504.000 à 1.043.000 francs; les exportations de soies et de soieries de 71.850.000 à 42.283.000 francs. Il est facile de fermer un marché; il est plus difficile de le rouvrir. Les exportations de France en Italie ont été, en 1902, de 174.806.000 francs et en 1903, de 165.995.000 francs. Celles dltalie eu France de 148.132.000 francs et de 169.488.000 fra,ncs. Ainsi les exportations de la France ne dépassent que légèrement celles de 1897 et les exportations d'Italie en France restent inférieures d'environ 150 millions à ce qu'elles étaient en 1887.
Un des phénomènes qui résultent du protectionnisme et dont on ne parie pas assez, c'est la dénationalisation des industries. Pour éviter les droits de douane, des industriels étrangers transportent leurs industries dans le pays protégé, où contre lequel ils sont protégés. Ainsi le marché des soies de Milan est arrivé à dépasser en importance ciBlui de Lyon. Mais ce sont des Lyonnais qui y ont porté leurs capitaux et leurs habitudes commerciales. Ils font ainsi concurrence à leurs places, d'origine.
D'un autre côté, cette guerre de tarifs a provoqué en Italie l'éclosion d'industries locales qui ont pu se fonder et se développer et qui maintenant refoulent Les marchandises françaises.