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CHAPITRE XVIll

LES PRIMES A LA MARINE MARCHANDE

La loi de 1893. — Suppression des navires à vapeur et encouragement aux voiliers. — Résultats. — Chantiers de construction ne construisant pas. — La loi de 1902.

On compléta les larifs de 1892 par la loi de 1893 sur la marine marchande.

u En compensation des charges qui résultent des larifs de douanes », la loi de 1893 a donné des primes à la construction des navires, établies de telle sorte qu'elles supprimèrent la construction des navires à vapeur pour développer celle des navires à voiles, qui naviguaient, non pour transporter quelque chose, mais pour cueillir des primes?

Cette loi, qui avait été faite pour développer la construction, la tua. Les chantiers français ayant le monopole de la construction demandèrent des prix si élevés, que les armateurs disparurent. Si la construction des navires à voiles se développa, celle des navires à vap^"»* se traîna dans des chiffres insignifiants. {Annv statistique de la France, 1902.)

Voici le chiffre des tonneaux des navires consl' sous le régime de la loi de 1893 :

LES PRIMES A LA MARINE MARCHANDE

Navires

Tonnage

Navires

Tonnag<

à voiles

brut

à vapeur

brut

Pour arriver à ce résultat, TEtat a payé de 1893 à 1902, comme :

Primes k la construction.

Primes à la navigation. .

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