‹ La comédie protectionnisteChapitre 43 sur 265 · fr · texte numérisé non relu

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sans compter les subventions postales qui atteignent environ 26 millions par an! Quant au résultat pour la navigation, le voici.

Navigation dans les mers d'Europe et la Méditerranée.

Nombre de navires

Navires à voiles . 135 Navires à vapeur. 250

Nombre Tonnage des hommes Mécaniciens net d'équipage et chauffeurs

Navigation au long cours.

Navires à voiles . 319 Navires à vapeur. 180

Si nous pai'lions du cabotage avec son monopole et < irimes à la grande pêche et de l'inscription marit oour la petite pèche les résultats seraient encore

f^hanliers pour lesquels la loi de 1893 avait été

faite n'avaient pas besoin de construire pour la marine marchande ; ils préféraient les commandes de l'État qui paye cher. En' 1898, sur 117 millions de commandes aux « Forges et chantiers de la Méditerranée », il n'y avait pas une commande pour la marine marchande. Si les navires des compagnies subventionnées, soUs prétexte de service postal, ne devaient pas être, construits en France, la loi de 1893 aurait fait complètement disparaître la construction navale qu'elle était destinée à développer.

Dans son discours du 9 novembre 1901, M. Guillain disait que sur les neuf SQciétés navales capables de construire des navires lon^-coiirriers, il y en a trois qui possèdent 37 cales sur un total de 67. Depuis vingt ans elles n'ont accepté de commandes privées que pour une vingtaine de vapeurs long- courriers. Les six aufrcfs ne construisent guère que des voiliers. Mais an mangent de la discussion de la loi de 1902 sur la marine marchande, qui avait pour but de changer le régime des primes, du 1*"^ janvier 1901 au mois de juillet, le tonnage des voiliers mis en chantier s'élevait à 99 navires, jaugeant plus de 244.000 tonnes. M. Caillaux, ministre des Finances, calcula, au mois de décembre 1901, que si on laissait à la loi de 1893 tout son effet jusqu'à la promulgation de la loi en discussion, le total de la charge serait de 150 millions pour des constructions qui auraient coûté de 90 à 100 millions et que le Trésor, en les achetant et en les détruisant, gagnerait une cinquantaine de millions.

La loi du 7 avril 1902, qui a remplacé la loi de 1893, a limité, pour une période de douze années, la prÎED » la construction pour les 300.000 tonneaux de vapr i et les 100.000 tonneaux de voiliers, prévus par c, y loi à 50 millions de francs,. la dépense ne pour

LES PRIMES A LA MARINE MARCHANDE 67

porter annuellement que sur une construction maximum de 50.000 tonneaux de vapeurs et de 15.000 toAneaux de voiliers. Le 8 janvier 1903, le Journal Officiel publiait la liste des navires qui avaient pris rang. Pendant douze ans, il ne potErrait pas ea être construit un seul en dehors de ceux-là. Le Gouvernement a déposé, en 1905, un nouveau projet de loi qui corrige cetle anomalie, aux dépens des contribuables.

En 1896, les chantiers privés de constructions navales en fer occupaient 15.000 ouvriers. Le nombre n'a pas dû en augmenter.

En 1902, la France a importé 48.575 tonneaux: de navires évalués à 12.629.000 francs et en a exporté 48.746.000 valant 10.746.000 francs, de vieux navires, quelques-uns remontant à 1856, la plupart datant de 1881 à 1886 et d'origine anglaise!

Tels sont les résultats, au point de vue des constructions navales, auxquels a abouti le régime des primes.

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