‹ La comédie protectionnisteChapitre 99 sur 265 · Statistique agricole de 1892, p. 357 6t · texte numérisé non relu

Statistique agricole de 1892, p. 357 6t

Ainsi, tandis que le nombre des petites exploitations, sur un total de 72.000, représente 83 p. 100, la totalité de leurs prairies ne représente que 40 p. 100, moins de la moitié.

C*est là une nouvelle preuve, ajoutée à tant d'autres, que les droits sur le bétail ne profitent qu'à l'aristocratie territoriale au détriment de la démocratie urbaine et rurale.

Conclusions.

1^ Tout protectionnisme est oligarchique. Il est établi au profit d'une minorité privilégiée et aux dépens de tous.

2^* Le protectionnisme agricole en France frappe d'autant plus lourdement la population qu'il y a un déficit de près de 30 p. 100 en froment et de 50 p. 100 pour l'alimentation animale, en prenant, pour type de ration de l'adulte, celle du soldat en temps de paix.

3° Nul parmi ceux des agrariens ou des hygiénistes qui ont contesté le taux de cette ration n'ont conclu à la réduction de la ration du soldat : donc, si la ration du civil y est inférieure, ils reconnaissent qu'elle est insuffisante.

4^* Le protectionnisme agricole ne saurait profiter qu'aux grands propriétaires.

5° Le coût de l'alimentation en France est plus élevé qu'en Angleterre.

• 6* Beaucoup de ceux qui ont le plus besoin d'une alimentation réparatrice n'ont qu'une alimentation iasuffisante.

'"^ La diminution relative de la consommation de la ^ ie dans la plupart des grandes villes de France I *vele malaise qui résulte des droits de douane qui ® "pmententactuellement le prix de fr. 3o par kilogr.

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