JULES GUESDE AU CAPITOLE
Une seule élection en 1893. — Vive Roubaixl — La Ville Sainte Apôtre de la première heure. — Conviction et rouerie. — Sa dictature. — Un dilemme.
Le lendemain de Télection de 1893, Jules Guesde exulta- Dans les remerciements qu'il adressa aux électeurs de Roubaix, il prit la place qui lui convenait et rejeta fort loin les pseudo-socialistes, les socialistes d'occasion, les socialistes-politiciens qui voudraient marcher de pair avec lui.
Dans la liste qu'il avait dressée des vrais candidats socialistes, M. Millerand, modestement, s'était mis le premier et avait placé M. Jules Guesde le seond : M. Millerand était l'astre; M. Jules Guesde le satellite. D'une chiquenaude, M. Jules Guesde le relégua, dans le socialisme, à la place effacée qui devait lui être assignée.
M. Millerand se vanta d'être le premier élu de Paris. Mais que signifie son élection? Quel caractère a-t-elle? Elle est enveloppée d'équivoques. Au point de vue socialiste, en France, il n'y en avait qu'une qui comptât, c'est celle de Roubaix, celle de M. ïwlea Guesde I