‹ La comédie socialisteChapitre 64 sur 199 · LA GRÈVE DE CARMAUX · texte numérisé non relu

LA GRÈVE DE CARMAUX

Une rodomontade de M. Jaurès. — 11 en hausse lui-même les

épaules.

M. Jaurès est monté au capitole avec la grève de Carmaux qu'il a provoquée et entretenue du mois d'août au mois de novembre 1895. Il fut admirable d'aplomb, jamais il n'hésita à dénaturer un.fait. Le 7 août, il envoyait la dépêche suivante au ministre de l'intérieur :

Au jour du danger, je serai avec eux, et si gouvernement et patrons ont le courage de faire tirer sur ces braves gens, coupables avant tout d'être républicains, que le sang versé retombe sur ce triste régime qui, sous le nom usurpé de Hépublique, aura préparé ou toléré un tel crime.

Comme le 26 octobre, le ministre de intérieur, M. Leygues, en donnait lecture, M. Jaurès haussa les épaules.

Ce haussement des épaules est bien éloquent. Il signifie ; — Comment! on prenait ça au sérieux! Mais vous savez bien que ce n'est qu'une question de rhétorique. Il fallait bien que je fisse de l'effet. Est-ce que vous êtes assez naïf pour vous imaginer que je croyais un mot de ce que je télégraphiais?

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