‹ La comédie socialisteChapitre 73 sur 199 · LA MÉFIANCE DE JAURÈS · texte numérisé non relu

LA MÉFIANCE DE JAURÈS

Le retour à Carmaux. — La prudence de M. Jaurès. — Un acte

de courage : le 1«'' mai 1897.

Au lendemain de Tinterpellation du 5 octobre, je • disais que pour convaincre tout le monde que s'il n'avait pas été porté en triomphe, c'était de la faute de iM. Barthou, M. Jaurès avait un moyen bien simple. Il n'avait qu'à demander au ministre de l'intérieur de laisser police et gendarmerie tranquillement chez elles, tandis qu'il irait faire un tour à Carmaux. Ce n'était pas difficile.

M. Jaurès ne se pressa pas d'aller à Carmaux. Tantôt sous un prétexte, tantôt sous un autre, il remit le moment où il irait voir ses électeurs.

Comme cet atermoiement indéfini ne donnait pas une haute idée du courage de l'homme qui avait envoyé le télégramme du 7 août 1895, il finit par s'y rendre le 1*^^ mai 1897.

L'accueil ne fut pas meilleur. A ce sujet, mon excellent ami. M. Faubert, lui adressa la lettre suivante.

Page 1