M. MILLERAND
Ses maîtres : MM. Laguerre et Clemenceau. — Il travaille pour son compte. — Refus de voter contre les boulangistes. — L'union socialiste. — Fusion des boulangistes et des socialistes. — Le premier élu de Paris. — Suspect. — Avocat avant tout. — Le socialisme au goût du jour. — Sa haine contre les républicains. — « C'est à vous de chercher les preuves ». — Plus socialiste qu'il ne le voudrait.
M. Millerand, élève de MM. Laguerre et Clemenceau, est rhomme politique du socialisme; mais plus prudent, et en même temps plus hardi que ses deux maîtres, il a su acquérir une situation politique plus solide, du moins pour le moment.
Avocat, il devint le secrétaire de M. Laguerre et plaida dans TafTaire de Montceau-les-Mines. C'était une bonne préparation.
Il faut reconnaître à M. Clemenceau cette qualité qu'il faisait tous les efforts possibles pour pousser en avant ses collaborateurs de h Justice, Ce fut grâce à lui que M. Millerand put être élu député en 1885 aux élections complémentaires du 13 décembre.
Peu de temps après son entrée à la Chambre, M. Millerand montra à M. Clemenceau qu'il se trompait fort s'il croyait avoir en lui un auxiliaire. M. Mille-