‹ La comédieChapitre 4 sur 12 · CLITON · texte numérisé non relu

CLITON

Hylas, tant qu'il vécut, ne l'entendit pas mieux.

ORONTE

Son humeur et la mienne ont quelque différence : J'aime tant que l'on m*aime et n'ai point d'inconstance, Mais quand, pour un caprice, on songe à me quitter, Je suis trop mon ami pour m'en inquiéter.

(I, se. 3.)

Gliton, avec qui il s'explique ainsi, est son valet, un valet familier, plein de désinvolture, interrogeant son maître et lui donnant la réplique. Ce n'est pas la seule fois qu'il lui témoigne son étonnement et qu'il le sermonne à sa façon, comme le fera Sganarelle dans le Festin de Pierre. « Vous allez si beau train qu'on ne saurait vous suivre », lui dit-il en un vers qui se retrouve presque mot pour mot dans Tartuffe. Et il ajoute:

Mais l'amour, n'est-ce pas une ardeur inquiète, Un frisson tout de flamme, un accident confus Qui brouille la cervelle et rend l'esprit perclus ; Une peine qui plaît, encor qu'elle incommode ?

ORONTE

C'est l'amour du vieux temps ; il n'est plus à la mode...

Page 1