COMMENT ESTHER FAILLIT SAUVER UNE FEMME
STHER aimait beaucoup la comédie en action. En voici une autre qu'elle joua sans se douter qu'elle jouait avec le feu. Elle avait
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pré à M. de la Marche que pendant son absence a porte serait close; elle était aflolée de lui; lie ne voulait pas s'échapper du nuage de ourpre.
Plus que jamais, lui écrivait-elle dans sa prere lettre, je me cloître dans l'art; je suisredeuc r impeccable Esther, les hojnmes ne s'ont r moi que des spectateurs ; si on s^ avisait de
ic dire des mots galants, j'aboierais comme le
/lien que tu ni'as donné.
Mais il arriva ceci : M. de Ravigny, nommé
linistre en Amérique, venait de partir sans sa
emme, qui l'avait pourtant suivi à Rome quand
1 était secrétaire d'ambassade. Pourquoi M'"'* de
, iavigny ne franchissait-elle pas l'Océan? Mystère!
i i)n disait : elle a peur de la mer ; on disait aussi :
e ministre reviendra bientôt mais il reviendra
'!rop tard.
ii Esther avait beau s'en défendre, il lui restait i pujours au cœur un souvenir trop vif de son premier amoureux. M. de la Marche avait pris ,;on cœur et sa vie ; mais malheur aux absents, ija femme ne se nourrit pas toujours de chimères. j/u dans l'éloignement, M. de la Marche s'effaça ibuelque peu, tandis que M. de Ravigny reparut Il s
i3 4 La scène et les coulisses
SOUS les brumes de l'oubli. Elle ne pouvait s'e: pliquer ce mari dans le nouveau monde et cet. femme dans l'ancien.
— C'est moi, dit-elle, qui ne l'aurais paslaisf partir tout seul si j'étais marquise de Rav gny!
Pour lui rappeler les jours aimés, le ministi lui écrivit :
Vous vous imaginez, ma belle amie, qu'on pei vous oublier au bout du monde, mais vous é/i célèbre jusqu'au bout du monde; figurez-voi qu'hier des comédiens sont venus à Boston, qx ont joué vos rôles sans vergogne. Or, comme y a ici beaucoup de gens de goût, on s'est mis crier : Eslher ! Estherî Esther l Les pauvn diables et les pauvres diablesses n'ont pu conti nuer ; je vous donne ceci comme avertissemen Si vous venez un jour en Amérique, ce ne soi pas les pommes cuites qui pleuvront sur vous, ( sont les dollars ; vous retournerez en France avi une fortune, après avoir enthousiasmé l'Amériqi du Nord et l'Amérique du Sud, si vous allez jusqu là. Cette lettre n'est à autre fin; je me trompe, ^ voulais vous dire que votre souvenir est mon vn compagnon de voyage. Quand votre souvenir n
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lit. Je le rappelle tout de suite en écrivant une .iie oit, on rira, mais oii on pleurera. Titre : .1.:, Méprises du cœur. La moralité est celle-ci : \n ne sait jamais son chemin, voilà pourquoi on .Tisse à côté du bonheur.
— Eh bien, dit Esther, il n'y va pas par quatre lemins pour revenir vers moi. Je savais bien j'il me payerait mes larmes.
Elle mit en regard M. de Ravigny et M. de la :arche. Elle sentit que si le premier la prenait ir la poésie de la jeunesse, le second l'enchaîlit par toutes les forces de la passion.
— C'est égal, dit-elle, nous verrons.
Elle relut la lettre en murmurant : « Voilà onc la fragilité de ce sacrement qui s'appelle le ariage. Au bout de deux ans, on ne demande u'à briser ses liens, à moins qu'on ne soit père e famille. Je voudrais bien savoir l'état de l'âme , y[me (Je Ravigny. »
Ce qui fut bien facile à Esther. En effet, le )ir même, quoique sa loge fût un peu fermée, les reçut quelques amis après la représentaon. Elle eut l'art, tout en prenant un air disait, de parler de M. de Ravigny.
— Un de mes premiers adorateurs, messieurs! Et elle ajouta avec dignité :
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— En tout bien tout honneur, comme toujours !
On lui répondit que M. de Ravigny était bien loin et que M'"* de Ravigny se consolait en conduisant le cotillon chez les duchesses. Un des dandys qui était là se risqua à dire :
— Elle aime mieux conduire le cotillon que de se conduire elle-même.
Sur ce mot, Esther le prit de haut pour défendre la marquise.
— Ne parlons pas légèrement de cette jeune mariée. Est-ce sa faute si elle est jolie ? A vous entendre, messieurs, toutes les femmes du monde seraient compromises, tant vous avez bonne opinion de vous-mêmes.
Celui qui était en cause répondit : ^i
— Demandez à mon voisin des nouvelles^ cette jeune mariée, car il a cotillonné avec elle.'
— Cotillonné! cotillonné! dit le voisin, je n'accepte pas ce verbe; j'ai tout simplement conduit le cotillon avec la marquise de Ravigny.
Esther le fixa d'un regard pénétrant.
— Ah ! vous ne me disiez pas ça, vous qui faites semblant de n'aimer que le théâtre.
Celui à qui elle dit ces mots était aussi un diplomate qui portait un nom célèbre sous le pre-
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mier empire. On disait même — pour ne pas of- [fensersa mère — qu'il était fils de Napoléon I". ;.iCésar ne s'offensait pas d'être fils de Vénus. Le Icomte Napoléowski, pour ne pas l'appeler par [son nom, ne s'offensait pas d'être fils de l'empe- Jreur.
\\ Peut-être n'en avait-il pas tout le génie, mais ilil en portait le masque comme si Laetitia ellemême l'eût mis au monde. Il était fort à la mode lu théâtre comme partout, mais plutôt encore ;'iomme de cour et homme de plaisir.
i Comme M. de Ravigny, il s'essayait au métier d'auteur dramatique; naturellement, il s'était fait présenter à Esther, qui l'avait fort remarqué, moins à cause de son nom qu'à cause de ;a figure; mais, toute à la pensée de M. de la ,\Iarche , elle n'avait accueilli qu'en riant ses brûlantes déclarations.
Ce soir-là, elle se ravisa et l'invita à déjeuner iour le lendemain.
I — Nous déjeunerons mal, mais nous cause- Ons bien.
' — Si vous voulez venir chez moi, nous déjeuerons bien et nous causerons mieux.
' Elle lui répondit par un vers de comédie :
Aller chez vous, seigneur, ce n'est pas mon chemin.
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Le comte se résigna à mal déjeuner, ce qui arrivait toujours chez Esther, où les cuisinières ne faisaient pas danser l'anse du panier, parce qu'il n'y avait pas de panier. On se mettait à table devant la première chose venue.
Alfred de Musset a parlé d'un souper chez M"« Rachel ; les déjeuners de M"« Esther étaient de la même fabrique.
Voici le menu tout napoléonien qui attendit le fils de Napoléon :
Saucisson à l'ail de Toulon,
Omelette au jambon de Mayence,
Andouilles à la Bonaparte,
Poulet à la Marengo, Bombe glacée à la Moscowa.
Si une bonne cuisinière eût passé par là, il y aurait eu de quoi déjeuner, mais il fallait en rabattre sur le menu où Esther s'était faite impérialiste. Il n'y eut de sérieux que le saucisson, l'omelette et l'andouille ; le poulet s'était envolé à Marengo ejt la bombe glacée avait fondu dans les neiges de la Moscowa.
Qu'importe, le comte Napoléowski ne venait pas en gourmand, mais en amoureux.
Esther commença par le vouloir confesser;
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Ile vit qu'il ne fit pas de façons pour lui dire qu'il avait un caprice pour une femme du monde, elle ne douta pas que ce ne fût pour la marquise ^e Ravigny.
— Où en êtes-vous avec cette belle dame ? lui demanda-t-elle.
— Je n'en sais plus rien, répondit le comte. Et, après un silence :
— Vous pourriez peut-être me le dire.
Là-dessus, il prit dans un carnet un petit billet
sans armoirie où couraient ces mots en pattes de mouches. Ce n'était pas encore la mode des
I grands bâtons Louis XIV.
Vous connaissez ma devise « demain ». Or, ,vous savez que « demain » appartient à Dieu. Ne venez pas aujourd'hui.
l — Voilà l'énigme, dit le comte. Devinez. ' — Le sphinx dirait peut-être que c'est un ren- '. dez-vous pour après-demain.
— J'y ai pensé; je lui ai écrit que j'irai ce : jour-là.
— Et à quelle heure, monsieur don Juan ?
— Pardieu ! à l'heure à laquelle elle ne reçoit pas!
Esther bondit.
— Vous n'irez pas !
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— Vous voulez donc que je vienne ici ?
— Peut-être.
Le comte, qui était plein de lui-même, ne douta pas qu'il ne fût déjà aimé par Esther.
Après tout, c'était une conquête qui valait bien l'autre ; d'ailleurs, n'avait-il pas le temps de re trouver la marquise?
Il était en face d'Esther ; il vint s'asseoir côté d'elle.
— Cette table nous met aux deux pôles.
— Oui, dit Esther; l'un est dans la glace, l'autre dans le feu.
— C'est moi qui suis dans le feu.
■— Eh bien, restez-y. Je vous le dis encore, je ne veux pas que vous retourniez chez la marquise de Ravigny, car je sais bien que c'est elle qui vous a écrit. J'ai reconnu son écriture.
Le comte se laissa prendre à ce mensonge.
— Écoutez, mon cher ami, je veux bien que vous me fassiez la cour ; on ne sait pas ce qui peut arriver ; mais vous êtes loyal — votre nom vous oblige, t— Jurez-moi que vous abandonnerez toute idée de bataille pour vaincre M™* de Ravigny.
Le comte jura ses grands dieux qu'il ne connaîtrait plus qu'une seule femme, M"'' Esther.
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Elle lui dit que ce n'étail; pas assez de jurer. Elle sonna. On apporta une écritoire et du papier. Elle prit une plume et la passa au comte d'un air de commandement. Il savait ses auteurs; il ' écrivit ces mots de Sophie Arnould, sous la signature en blanc d'un célèbre fermier général :
Je jure de V aimer toute la vie.
On se rappelle l'histoire : Sophie Arnould pouvait mettre: Bon pour cent mille francs ; mais, comme c'était une brave fille et' que le fermier général avait perdu les trois quarts de sa fortune, elle lui fit présenter ainsi son billet à ordre. Le bonhomme n'avait plus que des larmes, il les répandit sur cette touchante expression d'un amour perdu.
— C'est bien, dit Esther, nous n'en sommes pas encore à tu et à toi; mais, puisque vous recevez bonne compagnie chez vous, invitez-moi à dîner pour ce soir.
Aïs avant d'aller dîner chez le comte , Esther écrivit cette petite lettre à M. de Ravigny :
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Mon cher ami, je vous avertis en toute hâte que vous courez grand risquede jouer les Sganarelle, si vous ne revenez à Paris; heureusement pour vous que je vous aime bien, je viens de jetter de Veau sur le feu. Il y a ici un homme que vous connaissez. Il tourne la tète à toutes les femmes ; c'est une épidémie, c'est une traînée de feu; je ne doute pas que votre femme ne résiste même au comte d'Orsay, mais il ne faut pas que la femme de M. de Ravigny soit soupçonnée, revenez donc bien vite. Si vous n'arrivez pas avant un mois, ou si vous ne la faites pas partir par le plus prori chain paquebot, je ne répondrai plus de rien. M à moins que je ne me sacrifie pour sauver votre femme, ce qui sera sauver votre honneur... Comprenez-vous} ESTHER.
A cette lettre d'une amie s'il en est, M. de Ravigny répondit sans se hâter sur le ton d'un homme qui n'a peur de rien :
Ma belle amie, n'ayez nul souci des dangers que court la marquise, elle est femme à ne pas tomber dans l'abîme, même en y cueillant des fleurettes. Elle est de la famille des femmes qui rient et qui ne prennent rien au sérieux. Elle en ferait manœuvrer dix comme le comte. Je
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n'accepte donc pas votre sacrifice puisque vous savez maintenant que mon amitié est devenue jalouse.
Le marquis se contenta de signer d'une R.
En lisant cette lettre Esther fut blessée comme
d'un coup de poignard au cœur. Voilà ce qu'elle
récoltait de tant d'amour et de tant de bonté.
Comment! des paroles si froides, au moment
même où elle revenait à lui. Elle connaissait
pourtant bien le cœur humain, mais elle ne com-
I prenait pas cette vanité mondaine qui aveugle
tant de maris : leur femme ne peut pas les trahir
■ parce que c'est leur femme !
Esther versa une dernière larme, mais cette ' fois, c'était bien l'épitaphe de son premier amour. Quoi que fît désormais M. de Ravigny, elle dé- 1 daignerait de le revoir; quoi que fît sa femme, î elle ne l'empêcherait pas de tomber. Mais le ! sacrifice était consommé, le ministre ayant tardé j à lui répondre, le comte ayant menacé de re- ! tourner chez la marquise, elle l'avait enchaîné i dans ses bras.
' Moralité. Le comte ne revint que quatre mois après cette comédie sentimentale jouée avec tant de cœur par Esther. Il était trop tard : il trouva
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chez sa femme, entre onze heures et minuit, ur autre cousin de la dame, un beau capitaine de hussards, qui était venu passer la revue des grâces de la marquise.
Le bruit se répandit dans le beau monde d'un duel où le mari fut très grièvement blessé. Pourquoi se battait-on? On dit tout haut que c'était pour une fille d'opéra, mais on dit tout bas que c'était pour une femme outragée comme Lucrèce. Six mois après il y eut une séparation de corps entre' le marquis et sa femme pour incompatibilité de tout. Quand on apprit ce dénouement à Esther, elle se contenta de réponc
— M. de Ravigny, je ne le connais pas. Ces paroles empêchèrent M. de Ravignj
dire à Esther qu'elle était une pythonisse.
Esther ne se doutait pas qu'elle verrait de près M'"° de Ravigny : un jour qu'elle fumaiîdes cigarettes avec Napoléowski, on lui passa lacarte de deux dames de charité, la baronne de Marville et la marquise de Ravigny.
— Ne les recevez pas, lui dit son amant.
— Oh! je ne veux pas manquer l'occasion dt la voir en face, celle qui vous aime toujours.
Napoléowski connaissait la volonté souveraine d'Esther. Il s'éclipsa dans le cabinet de toitette
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leux dames entrèrent presque aussitôt. La
nne venait pour les pauvres, mais la mar-
; .;se venait pour sa curiosité. Elle voulait bien
•oir cette femme qui avait failli lui prendre son
nari et qui lui avait enlevé son amant. Elle ne
. iésespérait pas, d'ailleurs, de trouver là l'un ou
fi'autre. C'était une aventure. Les femmes du
tlnonde aiment les aventures.
<ther fut parfaite parla dignité et par la . \.:e, ce qui déconcerta la marquise, car déjà ' uicoup de femmes du faubourg Saint-Germain
vindonnaient au laisser-aller qui a mis le lesordre dans la société polie. Elle parla des pauvres, pour qui elle portait la sébille chez les Iplus généreuses, mais elle parla aussi chiffons bijoux, bibelots, ne voulant pas s'en aller tout de .suite. On était dans le petit salon. Esther offrit laux deux dames de passer dans le grand salon. I Et quand on y eut tout admiré, la marquise ne tse gêna pas pour se tromper de porte, ce qui lut ipermit d'entrer dans la salle à manger. Esther |Voyait bien que la dame sentait quelqu'un, car '-.elle cherchait des oreilles comme des yeux; aussi s'amusa-t-elle à conduire M"^ de Ravigny dans isa chambre à coucher.
— Quel merveilleux réduit ! s'écria la mar-
1^6 La scène et les coulisses
quise. Comme une femme doit être heureus ici!
— 0 mon Dieu, madame, le bonheur se moqu' des ameublements.
— Eh bien, pour moi il est là. .
— Vous seriez bien attrapée, si on vous con-j damnait à jouer la comédie et à vivre che;' moi.
— Si j'étais comme vous une grande comé-,, dienne !
— Les femmes du monde n'ont pas besoir de passer par le conservatoire pour savoir jouei la comédie. Voulez-vous voir ma cuisine, madame?
La marquise comprit qu'elle avait été trop, loin, elle se retira en bon ordre en tendant \i main à Esther.
Quelques jours après le hasard les mit en prév sence dans un hôtel où la comédienne jouait une saynète. On se salua avec un masque aimable. Dans la soirée elles se trouvèrent ensemble i la même porte. La marquise dit à Esther.
— Passez, grande comédienne!
— Après vous! dit Esther à la marquise.
L'orgueil 147
l'orgueil
: passais un matin avec Esther dans les Champs-Elysées.
J'y suis venue jouer de la guitare, » me dit -iher. Et après un silence : « C'est là que j'ai été, entée par le diable, comme Jésus sur la mone. Déjà Paris faisait la queue de paon aux mps-Élysées, comme aujourd'hui. On y prônait son luxe, sa beauté, son orgueil. Celle-ci lore de son mari ou de son amant; celle-ci fière -es chevaux anglais ; celle-ci fière d'être saluée ..; les plus beaux. Je dis à ma sœur Valia : ois-tu, un jour je franchirai tous les obstacles le la misère, et je passerai ici :
Dans mon luxe; Dans ma beauté ; Dans mon orgueil, »
— Eh bien, lui dis-je, vous avez franchi tous es obstacles ? Cela vous a-t-il bien amusée ?
— Oui, je me suis sentie joyeuse comme 'alouette qui monte, monte, monte en chantant; e me suis grisée dans l'éther, mais le moment ient oîi on ne peut pas aller plus haut. Ce jour
14^ La scène et les coulisses
là j'ai reconnu, en tombant sur la terre, les aile; brisées, que l'orgueil n'est encore qu'une image qui passe. Nous aspirons à tout, mais nouf n'étreignons rien.
— Le plus sage, lui dis-je, c'est peut-être d( n'aspirer à rien et d'étreindre tout.