E^QUÊTB SUR L ÉTAT MENTAL
Nicolas DabouviUCf ceioturonnier, dit : quUl a vu dans les premiers jours du mois de janvier (171 5) le laquais de M* de Gaignières lui faire manger la soupe comme à un enfant.
Le R. P. Spiridion, de Ste Catherine^ Carme déchaussé, dépose que bien quUl fût Vwa^ de Gaignières, celui-ci ne le reconnut pas, le 6 décembre 17 14, au retour dhin voyage que lui, Spiridion, venoit de faire en Bretagne, et lui rapportant des nouvelles d'une dame Abbesse de la Joye, parente de Gaignières, pour laquelle celui-ci lui avoit donné une lettre.
Pierret Lepinau, fourier des logis du Roy : à la fin de 1714 ou tout au commencement de 1715, s^aperçut que Gaignières avoit des absences et tantôt le reconnoissoit, tantôt ne le reconnoissoit pas.
L. Soudan, graveur, dépose qu^il a connu le defiunt sieur de Gagnières pendant qnarante cinq ans, qu^il travailloit presque tous les jours chez luy, qu^il Pa toujours remarqué d^un très bon esprit, mais dans les six derniers mois de sa vie il s^est aperçeu que Pesprit lui baissoit considérablement et journellement de plus en plus, que Tesprit lui avoit baissé jusques au point qu^il ne sçavoit plus ce qu^il faisoit ny ce qu^il disoit, que dans le mois d^aoust de Tannée 17 14 le sieur de Gagnières alloit chercher des laquais luy-mesme pour le servir, qu^il en fit venir un chez lui nommé le Basque qui avoit servi chez madame la Duchesse de Chevreuse que, luy déposant, vit donner soixante louis d^or neuf par le sieur de Gagnières au Basque pour rester chez luy, ce qu^ayant apperceu, le sieur Remy, son valet de chambre, il aurait dit au sieur de Gagnières qu^il obtiendroit une lettre de cachet pour le faire enfermer à Vincennes; que, pour les ouvrages que, luy déposant.