‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 119 sur 274 · DE ROGER DE GAIGNIÈRES · texte numérisé non relu

DE ROGER DE GAIGNIÈRES

feisoit pour le sieur de Gagniéres, il comptoit ordinairement ayec luy toutes les semaines, et que dans Pintervalle des trois ou quatre derniers mois de ladite ann^ 17 14, le sieur de Gaignières sçavoit très peu ce quUl iaisoit ou ce quMl disoit ; que, lorsque lé déposant comptoit avec luy et qu^il luy fatloit six francs ou douze francs, plus ou moins, led< sieur de Gagniëres luy don* noit un ou deux sols, riant ou pleurant comme un imbécille, en lui disant': tenez, voilà votre argent, en sorte que le sr Remy estoit obligé de lui prendre dans sa poche la clef de son tiroir pour donner de Targent au déposant, laquelle le sieur de Gagnières se laissoit prendre dans la poche, sans parler ny remuer, comme si c^eust esté une statue, que néanmoins, dans le courant des six derniers moisdelad^ année 17 14, led< déposant a toujours continué d^aller chez luy, de deux jours Tun, et quand il lui parloit en arrivant, il le reconnoissoit et lui disoit toujours de continuer de travailler; mais il cessa d*y retourner dans le commencement du mois de janvier 171 5 parce quUl s^apperceut que led< sieur de Gagnières n^avoit plus de raison, qu^il ne le connoissoit plus et ne luy parloit plus du tout.

(Arcb. Nat. Y, 13474.)

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