COMTE DE CAYLUS
A L'ABBÉ CONTL Communiquée par M. Bertfarmn Fillon.
Vous m'avés paru curieux, mon cher abbé, de ce que je ferois d'après les pierres gravées du Cabinet du Roy. Je TOUS en envoyé quelqu^unes à la bâte pour vous amuser, et si fort à k hâte que les épreuves sont malpropres et quHl y en a, dans le nombre que je vous envoyé, que je conte efibcer pour les refaire. Mon dessein est d'en envoyer 25 à l'Académie des Inscriptions, et de les engager à commencer l'explication de celle»* cy, pour voir par cet essay si cet ouvrage leur piquera le goust et se trouvera de quelque utilité. Après cet essay je continuerai ou je suspendrai.
La décoration que j^ay conduit à POpéra a réussi; elle a métne eu un succès prodigieux. Elle est simple, vraye. Je suis charmé du succès, mais plus content encore de voir que mes compatriotes sont sensibles au goust. Je ne regarde ce que je leur ay donné que comme réchantiUon d^une pièce que je méneray beaucoup plus loîng, et je vais vous expliquer mon projet. La façon de décorer en Italie seroit sûrement mon modèle, sans les inconvéniens dont elle est accompagnée. Premièrement l'on remet en Italie une ferme qui reserre les acteurs sur la scène, et derrière cette ferme Ton bâtit