‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 130 sur 274 · LETTRE DU COMTE DE CAYLUS · texte numérisé non relu

LETTRE DU COMTE DE CAYLUS

pour ainsi dire la décoration. Cest un inconvénient dans lequel je ne veux pas tomber; vous y estes acoustumé en Italie^ et cette habitude vous vient du défaut des charpentiers et des menuisiers qui ne peuvent obéir aux peintres. Icy les ouvriers ne trouvent rien dUmpossible, et Ton est accoutumé à voir tout arriver par en haut, par en bas et par les côtés, au seul coup de sifflet. C'est un avantage que je ne veux pas perdre; mais, comme mon théâtre est très-étroit et ^ue je n^ai nulle commodité pour le servir, mon dessein est de faire du grand quand j'en aurai Poccasion et, dans le courant de Tannée, d^en faire un tableau mouvant des plus agréables, dans lequel j'observeray la nature et les accidens avec toute Pexactitude et Timagination d^un poète et d'un peintre. Mandés moy ce que vous pensés de ce projet "et croyez moy plus de vos amis q\ie personne et regrettant le plus votre société et votre commerce.

Je vous demande des nouvelles de vos arts et vous embrasse de tout mon cœur.

— Le duc de Rets vient de boire à votre santé ; il vous embrasse.

Au dos : Di Caylus. Scema d^un teatro différente dall' ItaJiiano senza proscenio..

On à annoncé demièrement que M. Charles Nisard avait trouvé à Farme toutes les lettres écrites par le comte de Caylus et l'abbé Barthélémy à l*abbé Paciaudi. M. Nisard promet la publication de cette correspondance qui, au point de vue de la recherche des antiquités, doit être fort intéressante; espérons que la publication ne s'en fera pas longtemps attendre.

Les lettres de Paciaudi au comte de Caylus ont été publiées en un volume in-8*, chez Tardieu, Paris, an XI. Ce volume, qui renferme deux planches, se compose de 374 p. et est dédié au général Muret, par Sérieys, Téditeur.

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