‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 149 sur 274 · ENQUÊTE SUR · texte numérisé non relu

ENQUÊTE SUR

ruine, ne songe qu'à dérober à ses créanciers tout ce qu'il pourra leur enlever des gages sur lesquels ils ont dû compter. Ces pauvres créanciers sont bien mal traités dana cette enquête; à en croire les déposants, ils seraient cause de tout le mal. On n*a de sévérité qu'à leur adresse. Nous avons vu par les détails rapportés dans la plainte de Coûtant ce que vaut une pareille allégation.

Les témoins appelés par la femme Martin sont au nombre de six. Ils méritent d'arrêter un instant notre attention. Quel est ce peintre nommé Pierre Le Brun, flgé de vingt-un ans en 1781 et qui demeure rue* Saint-Jacques? On ne saurait supposer lin histant qu'il s'agisse du mari de Mademoiselle Vigée qui a trentetrois ans à cette époque et qui d'ailleurs s'appelait Jean-Baptiste Pierre. Ce ne^ peut être Topino Lebrun qui s'appelait François-Jean-Baptiste et qui, né en 1769, atteint seulement alors sa douzième année. -Peut-être notre Pierre Le Brun est- H un frère -cadet du marchand de tableaux, mort peu après, sans laisser trace de son existence. Dans tous les cas, nous ne rencontrons nulle part à cette date un peintre qui ait porté ce nom.

M. Cour^od a éubli dans Pintroduction du Livre-}oiimal de Duvaux ^ que les merciers vendateftt des ol^ts de curiosité et au besoin de vieux tableaux, ce qui explique les rdations de oet Antoine Jourdain, ancien marchand mercier, avec notre Martin.

Pierre Cambon, employé au Bureau général de la Gorretpon* dance, était probablement un des agents de Pahin de la Blandwrie qui fondait précisément à cette époque ce Salon de Gorres* pondance, dont M. Ém. Bdlier de la Chavignerie a raconté les vicissitudes*.

La présence du sieur Aimard Dufbord dans cette société nous est expliquée par sa qualité de secrétaire du marquis d*Aroambal. La Conchyologie^ de Dargenville cils en effet le marquis d'Arcambal comme propriétaire d^]n cabinet remarquable de^ coquilles et de minéraux. Il n'est pas étoniiantque te secrétaire fût répandu dans le monde de marchands que fréquentait son maître.

Quant au peintre Jean-Piexre Grangeret, nous ne le connalsaonis pas plus que le peintre Pierre Lebrun. Peut-être avait>il autrefois.

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