T. I, p. 263 ouïe Livre-journal de Duvaux« !• lï, p
GUILLAUME ICARTIN. 343
fiilt p«rtte-de la mattrise avant sa Buppression et avait- il ainû connu Guillaume Martin.
Snr l'œuvre du graveur Pierre Laurent, élève de Baléchou, né à Marseille en 1739, mort à Paris en 1809, et qui prend ici la titre de graveur du Roi, bien qu'il ne fît pas partie de TÂcadémie, on peut consulter le Manuel de l'amateur d'estampes de Ch. Le BlanCy t. II, p. 3o5.
Après les pièces déjà publiées sur les procédés commerciaux de Guillaume Martin, il nous paraissait difficile de le considérer comme un honnête homme; celle que nous donnons aujourd'hui pourrait fiiire douter de son intelligence s'il ne ressortait clairement de cette enquête que c'était une comédie arrangée à l'avance, que l'inculpé avait tout intérêt à passer pour un homme peu entendu aux affisiires.
M. d'Angiviller avait montré de la clairvoyance quand il demandait à TAcadémie, des Tannée 1780, d'exclure de son sein ce membre indigne, et il est Acheux pour l'honneur du corps qu'il ait cédé à un sentiment d'indulgence et de pitié, tout en sachant à quoi s'en tenir sur la valeur de la défense présentée par Martin. Il est assez curieux à ce propos de voir le sieur Jourdain confir* mer ingénument l'accusation dont M. d'Angivilier s'était feit i*organe quelques mois auparavant et déclarer que a bien que Martin soit de l'Académie, il ne laisse pas de faire le commerce de tableaux. »
Voici d'abord un résumé des faits qui ont motivé Tenquéte :
La dame Martin présente une requête à fin de faire prononcer sa séparation de biens, et obtient, le 12 octobre, du lieutenant civil, une ordonnance l'autorisant à la poursuite de ses droits et lui permettant de faire assigner son mari. Le 3 novembre, sur sa demande en séparation, est rendue une sentence contradictoire permettant à ladite dame de faire preuve par enquête des faits par elle articulés, sauf à son mari à faire -preuve du contraire.
C'est en exécution de cette sentence que sont assignés pour le 6 novembre les sieurs Pierre Lebrun, âgé de vingt-un ans, demeurant rue Saint- Jacques, peintre, Antoine Jourdain, ancien marchand mercier, âgé de quarante-neuf ans', demeurant rue du Faubourg-Montmartre, et Pierre Cambon, ftgé de trente-deux ans, employé au bureau . général de correspondance à Paris, demeurant rue de Cléry.
Deux jours après, le 8 novembre, trois autres témoins sont