DE 1I0RK4U LB JEUNE
tîeur de Salote-Croiz, mort le 28. janvier 1627, -^ il eet repré* sente en armure complète — et de sa femme, Marie Davot» morte le 27 février i6a8. Les coussins de leurs têtes vsont appujrés sur un grand cartouche qui se relève et donne à l'ensemble une phj* sionomie peu ordinaire. De toutes façons celui qui a posé et sculpté ces deux figures était un habile homme dont 11 serait bien intéressant de savoir le nom. La seconde chose sur laquelle je veuille attirer IWittentîon est pn tableau qui porte le numéro 9 5. Au bas se Ht une inscription en deux lignes, mais c'est une des forgeries les plus ridicules qui soient. Un possesseur de la fin du xvu* ou du xviii* siècle a voulu se donner le plaisir d'avoir un tableau représentant les portraits de tous les personnages de la cour des Valois et il a fait peindre leurs noms au bas, audessous de chaque personnage du tableau qui en a beaucoup. Cela produit le plus comique effet du monde, car le sujet n'est en réalité qu'une scène de comédie où l'on a groupé tous les rôles de la troupe italienne, l'amoureuse à genoux devant son galant et son frère, le père, la nourrice ou la servante, le Zani, le Pantalon, le Ca|»tan, le Pédant, le Valet et tous les autres. Rien de plus curieux pour l'histoire du théâtre et de ses costumes. Certainement même, comme les deux lignes de l'inscription actuelle ne touchent en rien au tableau, elle a été mise sur l'inscription ancienne qui portait forcément les noms de tous ces rôles et qui existe encore peut-être par dessous. Mais quelle idée la plupart des visiteurs doivent- ils se faire de Charles IX, de Catherine de Médicis et de la cour de France en les voyant ainsi habillés en Covielles et en Pasquins ? Le tableau qui est grand, les figures ont près d'un pied, n'est pas bien peint, mais jl a droit d'être étudié et décrit tout à fait en détail. .11 est même d'un si grand intérêt spécial qu'il mériterait d'être reproduit, et le graveur qui en ferait une grande eau- forte leste et spirituelle serait sûr d'un vrai succès au Salon. Outre sa valeur de document pour l'histoire du théâtre, le thème des costumes qui pour les galants est au plus celui de Henri IV, puisqu'ils ont encore le pourpoint, donnerait lieu à toutes les habiletés dé la pointe. Traitée à la fois d'une façon exacte et vive, la planche âuraîf forcément sa place à côté de l'Hôtel de Bourgogne d'Abraham Bosse dont c*est d'avance k pendant.
On volt par ces quelques exemples que l'absence d'un livret est regrettable. M. Lambert, le dernier conservateur, qui était