REÇU DE DAVID
Communiqué par M. Benjamin Filhn.
Je reconnois avoir reçu de Monsieur Didot douze
cents livres à compte sur la suite des dessins que je lui
fais de son édition de Virgile.
A Paris, ce 2 février 1792.
J.-L. David.
Les dessins qui avaient été conunandés à David par Pierre Didot l'aîné, l'illustre fondateur de la maison des Didot, ne furent pas utilisés; ils ne furent même pas, croyons-nous, gravés. L'éditeur, qui avait eu sans doute un moment l'idée de faire illustrer par David la grande édition de Virgile qu'il devait publier en 1798, changea d'avis, nous ne savons à quel propos, car le volume ne contient que des gravures signées de Girodet et de Gérard, Que s'est-il passé entre le peintre et l'imprimeur i C'est ce que nous ne saurions dire*, mais il est possible que ce dernier
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ait .agi dans cette circonstance, comme U a agi ]4us tard avec Prudbon à propos des illustrations de Dapknis et Chloé. Il est plus probable cependant» — car dans la préface du Virgile, Pierre Didot rend incidemment hommage à la gloire de Dauid, -^ que c'est le peintre qui aura abandonné Timprimeur et qu'il Taura mis par sa n^gence dans la nécessité de s'adresser à d'autres artistes.