DAVID A L^ÂCADIÎMIE DE FLORENCE
mon égard, qui me fût plus flatteur. C'est moins par mes talens que je crois en étrç digne, que par mon amour pour tout ce qui tient à cette terre généreuse, et à mon admiration constante pour les hommes célèbres qu'elle a produit dans tous les genres, enthousiasme nécessaire à tous ceux qui veulent s'illustrer dans les arts, et que je veux conserver tant qu'il me restera un souf&e de vie.
Je n'oublierai non plus que l'Académie de Florence a mis le comble à la faveur qu'Elle m'a faite, en ayant fait choix de M. Canova pour m'en remettre le diplôme.
Je suis, avec respect. Monsieur le Président, votre
très humble et très-obéissant serviteur.
DAvro.
Paris, ce 9 février 18 n.
(Archives de PÂcadémie des Beaux-Arts de Florence : fîlza i8i3, n» 67.)
Cette lettre relève et rectifie une erreur qui se trouve dans la
vie de David parThomé et qui a été répétée depuis. Ce n^est pas
par PAcadémie de Rome, ainsi que le dit le biographe, mais par
l'Académie de Florence, que David fut reçu comme membre
étranger, et c'est le résultat de cette élection) flûte à Punanimité
des suffrages, que Canova fut chargé de lui transmettre et dont
le peintre paraît avoir été si touché.