SUR LE SYMBOLISME
temps dans l'histoire sacrée; ce sont les mêmes groupes et les mêmes personnages, représentés dans les mêmes attitudes. Voilà en quelques mots ce qui fait Tintérêt du document que je publie; mais, avant de commencer, je dois dire que le mérite de sa découverte revient, non pas à moi, mais à M. Léopold Oelisle, qui, ayant trouvé cette pièce, a eu la bonté de me la communiquer> et de me mettre à même de la publier.
L'exposition des ymages des figures qui sunt ou Kalendier et ou Sautier^ et est proprement Vacordance du Veil Testament et du Nouvel.
Saint Gringoire dit que tant fait cil de son profit qui voit et n'entent com cil qui chace et riens ne prent, et à ce s'acorde le sage Salemon, qui dit que en olant et en entendant devient on plus sage^ et, quant on voit aucune chose qui €&t oscurëment bailliée, l'en doit querre et demander le sens et l'exposicion, et, pour ce que ci après juques à la fin du Sautier a aucunes figures oscurëment bailliées, je les vueil desderier, si que chacun les puist entendre et faire en son porfit.
L'Escrîpture dit que Dieu n'est pas un homme qui puist iiaillir n'estre mué*; car, combien que homme et toute créature puist estre muée en soi et en ses œvres et en ses pensées^ ne porquant le Créateur^ le souverain ouvrier, ne puet recevoir mutation. Et^ pour ce que ce est cil qui ordena et estaUi le Vieil Testament et le Nouvel, convient il que les deus soient acordés et ramenés à un. Et à ce s'acordent les Sains en plusieurs leus en la sainte Escripture, qui dient que le Nouvel Testament est tout figuré et baillié en figures en