‹ La Commission du muséum et la création du Musée du Louvre (1792-1793) [Documents recueillis et annotés]Chapitre 61 sur 274 · PIERRE BIART ET · texte numérisé non relu

PIERRE BIART ET

gaiges et droictz, et^ en rapportant^ pfr celluj qui les aura payez^ lesdictes présentes ou coppies d'icelles, deuement collationnez pour une fois seulement, avec quictance dudict Byart sur ce suffisante, lesdictz gaiges luy seront passez et allouez en la despence de ses comptes par Messieurs desdictz Comptes, lesquelz nous prions ainsi ce faire sans difficulté, car ainsi a il esté trouvé juste et raisonnable. En tesmoing de quoy nous avons faict mectre le seel de France à ces dictes présentes. Donné au camp de Champigny, lexviij" jour de septembre l'an iSgo. Signé: « Charles de Lorraine, i et sur le reply : « Par Monseigneur, Pericard, > et scellées sur double queue de cire jaulne.

Registrées en la Chambre des Comptes, oy le Procureur Général du Roy pour joyr par ledict Pierre Byart par forme de permission et ainsi qu'il est plus à plain contenu au registre sur ce faict, le vingt septiesme jour d'octobre l'an 1 592. Signé : « Danes » (?).

Par un arrêt mscrit sur le registre à la suite des Lettres patentes de 1592 il est constaté que la Cour des Comptes, par arrêt du 27 mars iSgo, avait d'abord refusé d'entériner les lettres de nomination de Byart y sans donner de moti&. Le duc de Mayenne dut lui adresser le 26 août d'autres lettres patentes, par lesquelles :

« Ledict sieur, considérant le peu de personnes qui se trouvent à présent capables pour exercer ledict estât et office à cause de la misère du temps, et estant deuement certain de la suffisance, cappacité et grande expériance que ledict Biart a en l'art de peinture ^ sculpture et architecture, par tant de preuves qu'il en a faiaes et £aict par chacun jour, prie et, en vertu de son pouvoir,

I. Ceci confirmerait l'exactitude de l'épitaphequi assure que Biart cultiva aussi la peinture.

B. ANIAOUET DUGERCEAU. IjS

mande à ladicte Chambre qu'elle ayt à procéder à la réception dudict Byart audict estât et office, le fiftisant joyr des gages, etc

La requeste à ces fins présentée à icelle Chambre par ledit Biart, etc... la Chambre, eu esgard aux mérites dudict Byart, et en entbérinant lesdictes lettres^ a ordonné et ordonne qu'elles seront registrées pour en joyr par ledict Biart par forme de permission et aux gaiges de cinq cens escuz, et sans tirer à conséquence.

Faict le septiesme jour d'octobre 1 592...

Ledit M^ Pierre Byart, desnommé au blanc, a esté reçeu au Bureau de nous Préaidentz et Trésoriers Généraulx de France à Paris pour exercer par commission Testât et office d'Archîtecteur et Superintendant ordonnateur de la despence des Bastimens du Roy, après qu'il a preste le serment pour raison dudict office en tel cas requis et accoustumé, pour joyr par luy des droictz mentionnez esdictes Lectres, et aux gaiges de cinq cens escus par an, à luy ordonnez par arrest de la Chambre des Comptes du 7* jour d'octobre dernier, le xvje novembre 1592. »

(Arch. nation. Z, 5962, fol. 88.)

A cette pièce nous pourrons joindre une quittance de la collection de M. Benjamin Fillon ; elle se rapporte à des ouvrages de sculpture architecturale, en pierre de Saint- Leu, faite au portique de la petite galerie du Louvre du côté de l'église de Saint- Thomas du Louvre. Nous avons encore vu il y a vingt-cinq ans le mur du fond du choeur, abattu quand on a commencé à dégager la place du Carrousel; il appartenait à l'église collégiale reconstruite et décorée au xvixi* siècle sur les deniers de l'orfèvre Thomas Germain^ mais il y avait, depuis la fondation par le fils de Louisle-Gros, une église sous le vocable de saint Thomas de Cantorbéry, celle qui est visée dans la quittance de juin 1604 et où était enterré Mellin de Saint-Gelais.

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