JEAN BAPTISTE VAN LOO
lasciato in Roma il dispiacere per la sua perdita, corne anco una chiara fama di lui. Il di cui Ritratto^ corne si è detto, è stato fatto e delineato dà se medesimo.
On sait que la collection de dessins formée par Nicolas Pio était passée en France; c'était Crozat qui Pavait achetée avec tant d'autres ; a de retour à Paris il continua d'entretenir des correspondances en Italie, et il en fit venir en différentes fois la collection du sieur Pio de Rome, celle du sieur Lozari, de Venise, etc. ^ » Mariette y revient dans un autre endroit de ses notes du catalogue Crozat : « La plus grande partie de ses dessins de peintres et sculpteurs de l'École romaine a été rassemblée par un curieux de Rome, nommé Pio. Il avait entrepris de former un recueil de dessins de tous les maîtres dont il pourrait découvrir des ouvrages, et dans cette vue, il fit travailler tous les artistes qui vivaient à Rome. L'on peut croire que l'émulation les excita à faire de leur mieux. »
De plus, si Pio avait conservé par devers lui une copie de son travail biographique, il en avait certainement joint une autre aux dessi ns vendusà Grozat.No8 lecteurs ont remarqué la valeur particu- Hère de l'article de Raymond La Fage, ce fougueux inventeur^ ce méridional intempérant, ou plutôt ce bohème et ce a libertin » du dessin à la plume qui a usé une verve endiablée à improviser d'immenses compositions que leur brio n'empêche pas d'être monotones.
L'article de Pio, très-sincère et très-amusant, a toute la valeur d'un témoignage direct et de première main, et le texte n'en était pas connu; mais on savait déjà ce qu'il disait, et M. de Chennevières n'a pas manqué de s'en servir dans ses Peintres provinciaux, et cela grâce à Mariette qui a dit dans une de ses notes sur La Fage : « Le sieur Pio, dans ses Vies de peintres manuscrites, le fait naître en 1648... 11 ajoute que, etc., » et enfin : « Cest ainsi que l'on parle de La Fage en Italie. » En tout cas, à côté de l'extrait de Mariette, le texte italien n'en reste pas moins plus vivant et plus affirmatif comme l'est toujours la source première.
A. DE M