AA LA COMMISSION INTERMÉDIAIRE
retrouve dans les procès verbaux de ses séances comme un leit-motiv les mémoires contre la générale, les rapports contre les prétentions du Maine, on y voit aussi avec quel soin les commissaires s’efforçaient de gérer les affaires de la Province, n'épargnant ni leur temps ni leur peine. Les traces de cette activité se retrouvent dans leur correspondance journalière avec les représentants des seize districts, les ministres du roi, l’intendant, la commission intermédiaire générale, les commissions intermédiaires provinciales, avec différentes autres administrations et plusieurs particuliers.
La tâche de la commission intermédiaire de l'Anjou fut d'abord restremte. Elle s’efforça de présider à la création des municipalités dans les paroisses rurales, de multiplier les œuvres d'assistance, de diminuer la mendicité. Elle étudia les questions agricoles, demanda l'augmentation des maréchaussées, la suppression de la gabelle, entreprit de sillonner le pays d'un réseau de routes nouvelles. Mais bientot sa mission se compliqua. On lui confia successivement là distribution de quelques impôts : impôt représentatif de la corvée, rôle de supplément pour les six derniers mois de 1789. Plus tard elle eût à procéder au « département » général des impositions pour
Il serait difficile de relater cette histoire dans un
ordre chronologique, nous étudierons d'abord les deux questions les plus importantes qui occupèrent constamment la commission intermédiaire d'Anjou, la formation des municipalités et la distribution des impôts. Puis nous passerons en revue les différents objets plus secondaires qu'elle eût à connaître
rélection des routes, œuvres d'assistance, convo-
cation des Etats Généraux.