‹ La Commission sanitaire des États-UnisChapitre 41 sur 63 · SERVICE D'ASSISTANCE · texte numérisé non relu

SERVICE D'ASSISTANCE

sonniers union isles retenus h Richmond. Ce rapport, signé le P"^ avril 1804, donne la slalislique oflicielle des mois de janvier, février el mars de la même année. Sur 2279 malades reçus à l'hôpital pendant cette période, il n'en mourut pas moins de 1390, soit plus de 50 7o- Du nombre total des patients, 2121, plus des trois quarts souffraient de débilité générale, de fièvres adynamiques, de diarrhées ou de dysscnleries, d'affections de la poitrine ou du scorbut, c'est-à-dire de maladies qui toutes avaient pour cause l'inanition, le froid, la saleté, le manque d'air respirable ou de vêtements. î/imagination est effrayée à la pensée de ces horreurs ^

II"* Sior'i'ice firassiistaiicc.

Sous le titre général de service d'assistance [relief) , on comprend les nombreuses agences établies, afin de venir en aide aux volontaires qui se rendent pour la première fois à l'armée, ou bien en reviennent avec leur congé temporaire ou définitif, ainsi que divers moyens employés pour donner aide et assistance et distribuer des provisions aux soldats qui se trouvent dans les rangs ou dans les hôpitaux divisionnaires et régimentaires. Cette distribution se fait naturellement par deux grands canaux parallèles et souvent confondus. Nous voulons dire :

* Voir le rapport adresse à la Commission sanitaire, par le docteur Valentin MoU, Pliiladelphie 1864.

100 L\ COMMISSIOiN SANITAIRE DES ÉTATS-UMS.

Le service d'assistance spéciale ou extraordinaire;

Le service général ou ordinaire.

Ce dernier service dépend entièrement de l'inspection sanitaire; et en tant qu'il a spécialement pour but la vie et la sanlé des soJJats, il est confie à la direction des inspecteurs ou des employés de la division d'hygiène. Tous les secours ayant d'autres objets en vue rentrent dans la partie spéciale du système.

Service i^pécia!. — Les besoins auxquels les secours spéciaux ont été appelés à pourvoir sont d'une telle mulliplicité et d'une telle variété qu'il n'a pas été possible de les classer d'une façon complète. Par l'intéressant extrait que nous empruntons au dernier rapport de la Commission, nos lecteurs se feront de ce service une idée claire et suffisamment exacte.

a Les principaux objets que se propose la Commission, en intervenant pour activer le service spécial d'assistance, sont les suivants :

« — Premièrement, de fournir aux malades des régiments nouvellement arrivés telles médecines, telle nourriture et tels soins que, vu les circonstances, leurs médecins et chirurgiens sont dans l'impossibilité de leur donner. Les soldats ainsi secourus sont principalement ceux qui ne sont pas assez malades pour avoir des droits à entrer dans un hôpital généra., mais qui cependant doivent recevoir des soins

SERVICl!: D'ASSISTANCU:. iOl

immédiats sous pcino de contracter une affection grave.

(( — Deuxièmement, de fournir la nourriture, le logement, les soins et secours nécessaires aux soldats qui, ayant reçu leur congé honorable pour cause de maladie, sont souvent obligés d'attendre pendant plusieurs jours avant qu'ils puissent obtenir leurs papiers et leur solde, ou même sont forcés de vendre à perte leurs droits à des spéculateurs.

« — Troisièmement, d'entrer en communication avec les régiments éloignés en faveur des soldats dont les certificats de congé ou les feuilles de route pour payement de solde seraient défectueux; le soldat invalide devant recevoir des soins pendant l'intervalle et ne pouvant d'ailleurs s'exposer au danger et à la fatigue d'aller en personne au régiment pour faire mettre ses papiers en règle.

(( — Quatrièmement, d'agir comme le conseil et l'avocat gratuit des soldats qui seraient trop malades ou incapables de se présenter eux-mêmes au bureau du payeur en chef.

« — Cinquièmement, d'examiner la situation des soldats congédiés temporairement ou définitivement, qui paraîtraient être dans l'impossibilité de payer le voyage et de leur en fournir les moyens lorsque ces hommes sont honnêtes et que leurs besoins sont réels.

c( — Sixièmement, de procurer aux soldats ma-

lades ou en congé, des billels de chemin de fer à prix réduit, et de veiller à ce qu'ils ne soient ni volés, ni trompés à la station d'embarquement.

(( — Septièmement, de s'employer à ce que les soldais congédiés ou rayés des cadres quittent immédiatement la ville où ils ont reçu leur solde et rentrent aussitôt dans leurs familles; et dans les cas où de mauvais camarades les auraient induits à rester, de travailler à leur délivrance et de les expédier jusqu'à destination avec des billels de parcours entier.

c. — Huitièmement, de prendre soin que les soldats congédiés définitivement ou pour cause de maladie soient, avant leur départ, dans un état de propreté et de comfort convenables.

« — Neuvièmement, d'êlre prêts à fournir immédiatement des aliments ou les autres objets de première nécessité aux malades qui arriveraient en nombre des champs de bataille ou des hôpitaux généraux.

(( — Dixièmement, de ne pas perdre de vue les soldats qui sortent des hôpitaux sans êlre encore rentrés dans les rangs, et de fournir les renseignements nécessaires aux autorités compétentes au sujet des individus qui voudraient se dérober au service ou déserter. »

Sous ce même titre de Service spécial d'assistance

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