ASSOCIATIONS SAMTAIRES DU SUD
s'il en a besoin. Sous les auspices de l'association, des agents résidant à Richmond prennent en main les intérêts des militaires, afin de leur assurer l'obtention de leur solde, de leur feuille de route, de leur passe-port, etc.
Plusieurs de ces maisons ont été établies dans les divers Etats sur les principales lignes de cbemins de fer, aux gares et aux bifurcations les plus importantes. Analogues en général à ces asiles du soldat^ dont nous avons parlé plus baut, elles sont placées sous la surveillance immédiate des dames du voisinage. Dans le Sud, comme dans le Nord, la femme s'est mise, pendant toute la guerre, à la têle de toutes ces œuvres de charité.
Les nécessités de la guerre ont aussi fait organiser des comités d' ambulances^ composés d'hommes d'un certain âge, ou d'invalides qui s'occupent de rendre quelques services près du champ de bataille ou même sur le lieu de l'action, et qui se mettent à la disposition des chirurgiens de l'armée. Plusieurs sociétés veillent aussi aux intérêts religieux des soldats. Aux divers corps d'armée, on envoie des livres et des revues, surtout des journaux et des traités religieux. A Petersburg (Virginie), on imprime un journal religieux, le Messager de V Armée et de la Hotte, qui circule spécialement dans les rangs des troupes.
Nous manquons de détails sur l'organisation finan-
172 LA COMMISSION SAN'lTAmE DES ÉTATS-UMS.
cière des diveiscs associations volontaires de secours dans les états sëcessionistes. On dit que les contributions remises au comité de la Caroline du Sud dépassent annuellement la somme de cinq cent mille francs. En tout cas, il est probable que, dans les pénibles circonstances oii se trouvent actuellement les populations du Sud, elles ont contribué de leur mieux à toutes ces œuvres de charité. Un même sentiment d'humanité anime les cœurs aussi bien au sud qu'au nord du Potomac, et les circonstances le révèlent dans toute sa plénitude.
Nous avons décrit l'œuvre actuelle entreprise par la Commission sanitaire des armées américaines. Il nous reste maintenant à parler brièvement de la mission qui lui reste h accomplir. La guerre qui sévit aux Etats-Unis ne sera pas éternelle ; bientôt, nous en avons la ferme confiance, la paix fleurira de nouveau dans les campagnes dévastées et les citoyens du nord et du sud de l'Union jouiront d'une prospérité plus grande encore que celle d'autrefois; mais alors, comme aujourd'hui, la sollicitude de la Commission devra s'exercer delà manière la plus large. C'est à elle qu'il incombera surtout de faciliter aux soldats licenciés le retour de la vie militaire à la vie civile ; c'est elle qui devra suivre les invalides dans leurs foyers pour éviter qu'ils ne soient obligés de recourir à la pitié publique et ne déshonorent ainsi