SUITES OPÉRATOIRES M
HÉPSUITES NORMATES
Dans ce chapitre, il nous semble utile d'envisager successivement la façon dont se passent les suites idéales, c'est-à-dire les soins habituels tant du point de vue local que général et les manie. festations cliniques habituellement rencontrées.
a) Les soins habituels.
Dans la majorité des cas les suites opératoires des commissurotomies sont simples : le malade est installé dans son lit sous une tente à oxygène où il restera deux à trois jours. Une salle de réanimation est réservée à ces malades qui sont suivis heure par heure jour et nuit par une infirmière qui leur est réservée. Température, pouls, tension artérielle, rythme respiratoire sont pris réqulièrement toutes les trois heures s'il est nécessaire et consignés sur des fiches spéciales ;: le bocal où siphonne le drain intra-pleural est surveillé pour dépister toute hémorragie éventuelle. Le lever est en général autorisé au quinzième jour tandis que l'alimentation normale est reprise au quatrième jour environ.
Du point de vue général aucune thérapeutique spéciale n'est envisagée systématiquement :
+ La réhydratation parentérale {sérum salé et glucosé) qui avait été nédligée au début de notre pratique de peur de surcharger des malades en état de sub-œdème pulmonaire, est
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faite dire ne à des modérée suivant la. Héraeu QUE de antérieure, l'état actuel du malade et suivant l'efficacité h. geste opératoire: c'est ainsi que chez un malade ayant été
soumis aux diurétiques mercuriels et dont la commissurotomie
a été satisfaisante, on est en droit d'augmenter les doses habituelles de sérum salé {1/2 litre). Nous avons, au début de notre:
pratique, perdu des malades par insuffisance de réhydratation et déséquilibre i ionique; ceux-ci arrivaient, en effet, à l'inter-
vention avec un régime déchloruré ou hypochloruré aggravé
inconsciemment par des diurétiques mercuriels dans les quelques jours qui précédaient l'intervention. || est évident que cet état associé à la déshydratation normale que comporte toute intervention a pu provoquer des déséquilibres électrolytiques source d'accidents graves et parfois de morts. Ce déséquilibre éventuel peut être aggravé encore par des vomissements, une hémorragie, des boissons intempestives, une forte température, une dyspnée intense, etc. La surveillance du iono-
gramme s'avère donc indispensable chez tous malades où le
déséquilibre pourra être suspecté en raison de l'état antérieur et des suites immédiates.
L'indication des tonicardiaques obéit à des règles très pré-
cises : en effet, les tonicardiaques majeurs (digitale, cédilanide) ne seront employés que dans des cas assez précis de troubles du rythme : toute tachycardie régulière sinusale, flutter, tachyarythmie. Leur rôle principal est de ralentir le pouls et de permettre ainsi une meilleure hémodynamique circulatoire.
Les antibiotiques ne sont pas utilisés systématiquement; nous verrons que la courbe thermique souvent très spéciale des mitraux dicte leur administration.
Les hormones mâles sont utilisées à titre systématique chez nos mitraux, comme M. Santy le fait d'ailleurs pour un grand nombre de ses opérés. Elles sont barticulièrement recommandées du fait de leur double rôle classique de frénateur du catabolisme cellulaire et des centres hypothalamo-hypophysaires.
Les anticoagulants ont été administrés de principe à nos 55 premiers opérés, dans les premiers jours (hépärine puis dicoumarol), un accident mortel nous les a fait supprimer.
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Le drain de Monod bar: retiré au troisième ou au quatrième jour a {sauf accident hémorragique) et l'orifice du drain est fermé au lin: en général, ce drain ne siphonne plus à partir du deuxième jour.
Des films thoraciques sont pratiqués systématiquement le lendemain de l'intervention, puis avant et après l'ablation du drain. Il est rare que l'on soit amené à ponctionner un épanchement pleural séro-hématique en drainant la cavité pleurale de nos opérés. Le. pansement est fait dans les délais habituels et vérifié chaque fois que la température peut faire suspecter une suppuration pariétale.
Si les suites idéales se passent sans thérapeutique systématique,
il existe cependant une série de médications qui ne seront dictées que par l'étude des symptômes post-opératoires faisant fiqure de manifestations post-opératoires que l'on peut qualifier de subnormales.