‹ La Commissurosotomie MitraleChapitre 25 sur 38 · ESA · texte numérisé non relu

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omme nous l' avons vu, le syndrome Road peut s'ac-. mpagner ou n'être qu'un élément secondaire d'un dote dyspnéique aigu avec cyanose; ce syndrome semble correspondre à celui de collapsus. signalé par les auteurs parisiens (Bouvrain) À Du. en général, à une insuffisance PARIS he et à si SAR Y la INOLÉ VO nt = Sa nature est variable : embolie pulmonaire [| cas mortel), compression du pédicule pulmonaire par un énorme caillot (| cas mor-. |

tel} ou simplement insuffisance respiratoire fonctionnelle (b cas

R mortels). Nous sommes ici pleinement d'accord avec Bouvrain pour

incriminer les altérations anatomiques du parenchyme pulmonaire et nous rappellerons que MM. Froment et Gravier ont individua- lisé ces formes sous le nom d'hypertension pulmonaire maligne.

Du point de vue thérapeutique, le tableau d'insuffisance respiratoire aiquë relève de l'oxyqénothérapie des tonicardiaques, des aérosols et des anticoaqulants {héparine) : on doit, évidemment, toujours s'assurer de l'absence d'œdème pulmonaire éventuel ou d'encombrement bronchique, de thérapeutiques très précises.

: L'hibernation n'entre en jeu que dans la mesure où intervient l'hyperthermie.

Nous signalons pour mémoire les complications broncho-pulmonaires infectieuses dont l'apparition dans ‘les premiers jours est généralement facilement diagnostiquée par les signes auscultatoires et surtout l'expectoration. Nous relevons effectivement un cas d'abcès du poumon dans notre statistique mais ces complications sont, en général, plus tardives.

- Complications secondaires précoces.

Surviennent au cours de la deuvième vague thermique entre le cinquième et le huitième jour, correspondant en général aux complications des séreuses.

a) L'épanchement pleural, relativement courant une fois le drain enlevé. est le plus souvent minime, il ne nécessite que rarement la

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ponction évacuatrice. || ne prend figure de complication que s'il devient important, franchement hémorragique ou en cas d'infection : l'attention sera alors attirée par la dyspnée, la cyanose, la toux, la température de caractère oscillant comme nous l'avons déjà signalé, les examens clinique et radiographique feront le diagnostic, la ponction le confirmera permettant en même temps la thérapeutique : évacuation simple ou associée aux antibiotiques.

b) Les péricardites.

Trois possibilités d'épanchement péricardique sont possibles :

— la péricardite purulente, nous ne l'avons jamais observée.

— la simple réaction séro-hématique est pratiquement constante comme après l'ouverture de toute séreuse, d'autant

.__ plus que des petits vaisseaux péricardiques sont sectionnés et que le moignon auriculaire peut saignoter : elle a été constatée dans plusieurs cas décédés précocement. c

— quant à l'hémopéricarde, il est l'expression de la complication hémorragique intra-péricardique et ne se voit pratiquement pas.

Cliniquement, le frottement péricardique est chose banale dans les suites opératoires, aussi avons-nous sous-estimé le rôle des péricardites chez nos premiers opérés, cependant sa persistance ou son apparition au delà du sixième jour nous paraît pathologique. Il n'est pas impossible qu'un épanchement péricardique un peu abondant puisse expliquer les images de gros cœur passager des suites opératoires précoces et même des scènes discrètes d'insuffisance cardiaque précoce. Le diagnostic électro-cardiographique de ces péricardites est pratiquement difficile car il existe toujours une péricardite réactionnelle sufissante pour altérer les segments ST et les ondes T ; ces anomalies n'ont pas de caractère pathologique véritable.

Sur le plan thérapeutique, le remède est essentiellement prophylactique et intéresse le domaine technique. La fermeture partielle (3 ou 4 points seulement) de la séreuse permet aux liquides intrapéricardiques de s'évacuer dans la cavité pleurale et par là à travers le drain trans-pleural. En fait, il semble que cette « fenestration » péricardique soit rapidement obturée par le parenchyme pulmonaire, c'est tout au moins ce que nous à montré une réintervention, mais même si cette obturation est rapide les liquides péri-

| cardiques ont, en Senna) le temps de de le ete ébar ‘blement la raison pour laquelle nous n'avons jamais eu à pratiquer. e ponctions péricardiques dans les suites opératoires.

c) Les complications pariétales seront, bien entendu, éliminées avant de suspécter les épanchements pleural et péricardique et traïtées à la demande.

C'est au stade de ces complications oi précoces que les antibiotiques nous paraissent avoir leur principale indication - étant donné le risque d'infection et l'inconnue que ce facteur laisse planer devant une courbe thermique anormale. En pratique, dès que la température dépasse 38°5 ou 39° à partir du troisième ou quatrième jour, leur emploi paraît prudent et de bon sens.

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