C..- La manométrie auriculaire
Les renseignements donnés par l'aspect de la courbe sont pratiquement sans valeur, c'est plutôt la comparaison des chiffres de pression avant et après commissurotomie qui apporte un élément intéressant sur l'efficacité du geste, compte tenu toutefois des hémorragies éventuelles qui peuvent perturber les valeurs. En pratique, il est exceptionnel que la tension diastolique auriculaire obtenue après commissurotomie atteigne un chiffre voisin du zéro, mais régulièrement après commissurotomie correcte, les chiffres tombent de moitié.
us. nue 3 Es st ste de cours. sh au ade étant encore hospitalisé dans le service chi- “rurgical, notre mortalité, sur 160 cas, passe à 13 Vo: Certaines séries ont été plus heureuses, d' autres moins bonnes, c' est ainsique
dus N° "1 aUNS" 565 nous comptons 8 décès, soit 16 %, ne du N° 51 au N° 100, nous comptons 5 décès, soit} 01e) du .N° 101 au N° 160, nous comptons 8 décès, soit l38528
Me Maoure statistiques sont à peu près ares à la nôtre. C'est ainsi que Brock accuse 13 % de mortalité sur 100 cas, Bailey 9 %, d'Allaines et Dubost 8 % sur 180 cas. Une récente statistique de Holmes Sellors ne comporte que 8 décès au total sur 150 opérés, soit 5 %. || s'agit à notre connaissance de la plus AE ne apportée.
B. - Quel est le détail de cette mortalité ?
a) La mortalité de notre statistique est plus élevée chez l'homme [12 décès sur 47, soit 25 %), que chez la femme (9 décès sur 113 cas, soit 8 %,). Cette différence nous avait beaucoup surpris et inquiétés, car la proportion des opérés en rythme sinusal était - … Ja même dans les deux catégories. En fait, les hommes en rythme sinusal, que nous avons opérés, avaient des sténoses mitrales ‘anciennes, serrées, avec grosse hypertension pulmonaire. Chez les femmes, ces formes étaient moins nombreuses, d'où la discordance
des résultats, conséquence d'un hasard statistique.
.__ b} La mortalité grandit suivant la gravité de la forme clinique :
— Les risques sont moindres dans les formes en rythme sinu- Sani 1.
— Peu de gravité surajoutée dans les formes emboligènes [lé %): notion donc très importante, les malades ayant eu des manifestations emboliques ne doivent pas, pour cette raison, être écartés de l'intervention.
— Gros risque dans l'insuffisance cardiaque ineduerble: où
les suites opératoires sont toujours complexes, et où la mortalité
nee ao ‘contre 2 % d ne peut pas taxer la commissurotomie. ne Lo ) : reuse, notre statistique prouverait même le contraire puisque sur
nos 21 décès, 3 commissurotomies seulement avaient été faites à au.
couteau. Mae a JA ue AT de Fe
te tal Du point de vue sg notre plus jeune opéré val 3e ans ê (Bailey a opéré un enfant de 3 ans), le plus âgé 49 ans. Les enfants A supportent parfaitement lintervention es :
Lu e) Enfin, nous avons opéré 3 malades en cours de grossesse : : une
| seule opérée avec des signes d'insuffisance cardiaque grave n'a
| pas supporté l'intervention : des deux autres, l'une a accouché six mois après dans de Ode conditions, l'autre a fait une fausse % couche un mois et demi après l'intervention. À propos. des ass0ciations sténose mitrale et grossesse, il faut signaler qu'une de nos malades en forme œdémateuse, transformée par la commissurofomie, a de nouveau présenté des troubles fonctionnels du type œdémateux, importants, au cours d'une grossesse survenue un an après l'intervention. S
La gravité de la commissurotomie mitrale est donc avant tout
fonction du stade évolutif de la sténose, raison pour ne pas retarder l'opération si les symptômes en justifient l'indication.