II. — AVENIR ÉLOIGNÉ | FE
La chirurgie mitrale pose automatiquement le problème de l'avenir éloigné des malades opérés. Schématiquement, nous avons divisé nos résultats en : ;
— Excellents : malades satisfaits de l'intervention, ayant repris une vie active, non sédentaire de préférence, entièrement récupérés du point de vue social, et capables de mener une vie familiale sensiblement normale.
— Bons : malades améliorés qui ont pu reprendre une vie sociale au moins partielle, ont vu diminuer ou disparaître leurs crises d'œdème aigu du poumon, leurs hémoptysies, la dyspnée en général : nous comprendrons également dans cette catégorie les malades encore relativement gênés, mais que l'état pré-opératoire rendait grabataires.
— Médiocres : malades qui n'ont subi aucun changement du fait de l'intervention, quel que soit l'étet antérieur.
Toutes ces considérations se basent essentiellement sur un point de vue pratique, récupération sociale du malade. N'entrent pas en ligne de compte les signes objectifs qui peuvent être tout à fait indépendants des résultats fonctionnels, et ne gardent qu'un intérêt théorique : apparition ou disparition de l'arythmie complète, troubles du rythme, embolies, gros foie, turgescence des
çugulaires, œdèmes, pleurésies, aspect radiologique des poumons, taille du cœur. Il reste bien évident néanmoins que la plupart de ces signes objectifs interviennent directement dans le résultat fonctionnel.
Après examen éloigné de nos malades, nous pouvons constater que : |
À. - Quatre sont décédés plus ou moins tardivement :
— D'insuffisance myccardique au bout de 2 mois {| cas),
— D'accident thérapeutique après traitement à la Quinidine [1 cas), 6 mois plus tard,
— D'embolies, 4 mois après l'intervention, l'insuffisance cardiaque pré-opératoire ayant pourtant rétrocédé [| cas),
— Enfin, un malade est décédé un an après l'intervention {notre première), aucun geste commissural n'ayant été pratiqué.
B. - Sur les 145 cas, que nous avons examinés pour bénéficier d'un recul à peine suffisant de 3 mois pour les derniers, nous comptons, après avoir éliminé 7 mitraux (6 % ), qui n'ont subi aucun
ol q geste, soit du fait d'une thrombose auriculaire importante, soit d'une insuffisance mitrale nettement prédominante :
— 42 résultats excellents, soit 36 %,,
— 5] résultats bons, soit 44 %, (soit 80 % de résultats satisfaisants)
— |5 résultats médiocres, soit 13 %.
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