SCÈNE XIÏ
Les Mêmes, POPAREL***.
POPAREL, paraissant au fond.
C’est encore moil (il pose son parapluie. — A Bardas.) Monsieur... je crois que J’ai trouvé le joinl. . . La commode pourra tenir en reculant la cloison. .. Si vous voulez, nous ferons les travaux décompté à demi?... J’ai préparé une petite note, (tl la sort de sa porbe.) Nole do ce que nous demandons pour l’ap.. .
BARDAS.
Ehl monsieur!.. . je n’ai pas le temps I j’altonds mes témoins qui n’arrivent pas. . .
• Mariton, Hector, Bardas.
** Hector, Mariton, Bardas.
Mariton, Hector, au fond' à gauche; Bardas, Poparel.
DE VICTORiNE
POPAREL.
Monsieur va se marier?
BARDAS.
Eh! non, monsieur. . . Je vais me battre I
POPAREL, Tivemenl.
Ohl sapristi.
' BARDAS.
Et il me manque!.;. (A part, regardant Poparel.) Tiens! quelle idée!... Au fait... pourquoi pas!... (Haut, à Poparel.) Monsieur, vous pouvez me rendre un de ces services. . . qu’on ne refuse pas à un galant homme.
POPAREL.
Quoi?
BARDAS.
Voulez-vous être mon témoin?
POPAREL.
Moi?. .. Dame!. .. c’est que!. . .
Vous me refusez?.. .
POPAREL.
Pardon. . . Serais-je libre à cinq heures?. . .
BARDAS.
Certainement 1
, POPAREL.
Parce qu’à cinq heures, Victorine met la soupe sur la table... A cinq heures, je vous lâche! mort ou vif.
BARDAS.
C’est convenu I Merci! (A Hector.) Voici mon témoin, monsieur ! (Bas à Poparel .} Votre nom ?
POPAREL.
Gustave Poparel.
BARDAS, étonné, bas.
Est-ce que vous avez tenu un restaurant?
POPAREL, de même.
Le Pied de Mouton incomparable... c’est moi.
BARDAS, à part ,
Ah ! diable ! j’en aurais mieux aimé un autre. . . mais je n’ai pas le choix ! (Haut.) Messieurs, je vous présente mon témoin *.
* Hector, Mariton, Bardas, Poparel.
(Pré*entant i Hector.) Monsieur Gustave Poparel, capitaine d’artillerie en retraite.
• POPAREL.
Moi! mais...
BARDAS, bas.
Ne dites rien... Un militaire, ça fait bien. (Haut.) Ces messieurs s’adjoindront chacun un ami.
MARITON, bas à Hector.
Soyez tranquille, je prendrai le père Baptiste.
HECTOR
Qui est- ce?
MARITON
Le portier, il a servi. '
BARDAS.
Laissons maintenant ces messieurs régler les conditions du combat.
HECTOR, à part.
C'est Angèle qui doit grogner dans son fiacre t
BARDAS, bas à Poparel,
Tâchez d’obtenir l’épée !
• HECTOR, bas à Mariton.
Tâche d'obtenir les cinq cents francs.
MARITON
Quels cinq cents francs?
BARDAS.
Un dernier mot, messieurs... Je vous recommande la plus grande discrétion. . . Je suis marié. . . Ma femme demeure audessus. . . Et si elle venait à se douter. . .
POPAREL.
Oui, oui... pas de femme lâ-dedans I... Nous lui dirons tout quand on vous rapportera... (Gaiemeat.) si on vous rapporte I
MARITON, se frottant les mains, et très -gaiement.
Oui. . . si on vous rapporte.
HECTOR, à part.
Ils sont drôles, nos témoins I
CHŒDR.
BNSEHBLB.
An : Des Mousquetaires.
Et d’estoc et de taille,
Bannissant la frayeur.
Allons! allons, montrons du cœur.
Oui, sans pitié ni grâce Chacun se frappera,
L’un de | | sur la place.
Oui, morbleu, restera.
(Bardas entre à droite et Hector i gauche.)