‹ La Commune a Lyon en 1870 et 1871Chapitre 33 sur 77 · LA BATAILLE DE NUITS L'ASSASSINAT DU COMMANDANT ARNAUD · texte numérisé non relu

LA BATAILLE DE NUITS L'ASSASSINAT DU COMMANDANT ARNAUD

L'acte d'apparente vigueur pai' lequel Cliallemel-Lacour venait d'aflirmer la suprématie de son autorité n'était au fond qu'une capitulation. S'il avait ordonné l'arrestation du général commandant l'armée de Lyon, au risque d'accroître l'indiscipline des soldats, d'irriter les soupçons et d'attiser les haines de la foule contre les chefs de l'armée; s'il avait exposé un brave ofticier, un vieillard digne de sympathie et de respect aux plus coupables excès, c'est qu'il avait craint de perdre l'utile prestige de la dictature, c'est qu'il avait redouté l'agitation de la rue et les mises en demeure du Conseil municipal.

La rue ne lui en sut pas gré, et, comme encouragée par ce succès dont elle s'attribuait la meilleure part, elle se prépara à de nouveaux désordres.

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