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sont frappées d’une taxe proportionnelle à leur capacité en piculs; les barques de moins de 10 piculs sont exemptes d’impôt.
A signaler aussi l'impôt des patentes qui tend à augmenter depuis que l’Annamite se met de plus en plus dans les affaires commerciales ou industrielles et cherche à évincer le Chinois qui jusqu’ici régnait en véritable maître.
La commune doit avoir aussi sa police tant pour elle-même que pour seconder celle du Protectorat. La police de nuit est faite par des rondes sous la direction d’un cai tuân; les villages riverains de cours d’eau d’une certaine importance doivent avoir sur les arroyos des postes de garde pour surveiller les barques de passage. Tous les habitants du village doivent concourir à tour de rôle, sauf à se faire remplacer, pour fournir la garde de nuit à la maison commune. Des rondes doivent être faites pendant la nuit. Enfin la commune est soumise à une taxe de gardiennage. Au moment de la récolte surtout les veilleurs de nuit doivent se montrer particulièrement diligents; à des heures déterminées ils frappent des petites claquettes de bois ou sifflent dans un bambou creux pour rassurer les habitants du village et montrer qu’ils exercent bien leurs fonctions. Celui qui n’a pas passé une nuit dans un village annamite ne peut se rendre compte de la monotonie de ces avertissements. Mais par là-même les veilleurs annoncent leur présence aux voleurs qui se tapissent dans les rizières, dans les champs de cannes ou de maïs et reprennent silencieusement leur opération dès que la garde est passée,
Ab re late
La commune enfin a des charges en ce qui concerne l'instruction publique. Chaque village cheflieu de canton ou n’existe pas “une école française est tenue d’entretenir une école de caractères français. En cas d'insuffisance de ressources, les autres villages du canton doivent participer à la dépense par un fonds de concours. L’Administrateur de la province assisté du chef de canton et des maires, fixe la part contributive de chaque village. Les villages qui possèdent en propre et entretiennent une école de caractère français sont dispensés de toutes contributions pour l’école du canton. Les communes du Tonkin ne disposant d'aucune école officielle peuvent être autorisées à ouvrir des écoles élémentaires publiques confiées à des maîtres n’appartenant pas au cadre régulier de l'Enseignement, qui sont recrutés et rémunérés directement par les communes avec l'agrément de l'autorité administrative. Ces écoles sont entièrement à la charge des villages.
Les ressources de la commune.
Ceci forme plus un paragraphe qu’un chapitre spécial, c’est un complément du chapitre précédent dont nous l’avons détaché pour en faciliter l’étude. Les ressources de la commune sont beaucoup moins importantes que ses charges, tout au moins au point de vue auquel nous nous sommes placés. Ici pas ou peu d'historique. Cependant pour avoir une idée complète de la commune amramite, nous en mentionnerons les principales ressources mais nous se-
rons bref.