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ou des conflits qui pourraient se produire au sein des conseils administratifs si on obligeait les Ky-Muc et les toc-biêu actuels à y siéger ensemble. D'ailleurs le droit de siéger au conseil consultatif des Ky-Muc ne prive pas l'intéressé de la faculté, d’exercer une fonction active communale quelconque s’il la sollicite et l’obtient. Un Ky-Muc peut tout aussi bien se faire nommer membre que président du conseil administratif. La seule restriction est l’impossibilité de cumuler les fonctions de présidence des deux conseils communaux. Le conseil administratif, composé en général d'hommes jeunes est plus apte à suivre nos réformes; le conseil des Ky-Muc beaucoup plus modéré sert de contrepoids à l’impétuosité qui pourrait animer les Toc-biéu.
Cette réforme aura d’heureuses conséquences non seulement sociales mais encore politiques. Si elle marque un important événement administratif, si elle constitue un tournant de. l’organisation communale annamite, elle est la condition indispensable d’autres réformes impossibles sans elle et qu’elle renferme en puissance. Cette mesure nouvelle permet en effet de constituer l'éducation civique du peuple annamite, de développer l’assistance et l’instruction, de rendre possible l’application légale des matières de l’état civil et du régime des biens.
La éommune est un petit Etat et nous essayons de dégager l'individu de la collectivité où il est noyé, mais nous rencontrons dans cette tâche de nombreuses difficultés car nous connaissons peu l’individu. et encore est-ce par l'intermédiaire des notables, dont nous sommes parfois obligés de payer