‹ La commune et les œuvres complémentaires de l'écoleChapitre 14 sur 41 · ŒUVRE DU TROUSSEAU · texte numérisé non relu

ŒUVRE DU TROUSSEAU

leur des aliments, la manière de les préparer et de les servir, les éléments qui doivent entrer dans la composition d'un menu nourrissant et fortifiant, leur enseignant les procédés économiques. La cantine scolaire peut être une excellente occasion et une facilité pour pratiquer cet enseignement.

Souvent une mère, une amie de Técole, habile ouvrière ou experte en cuisine^ assiste ou supplée l'institutrice dans la direction de l'œuvre.

Des causeries, des lectures, à la fois récréatives et éducatives, sur la vie de famille, sur la bonne tenue et les convenances du langage, sur la propreté et l'hygiène, sur les soins médicaux se mêlent au travail et le complètent très heureusement.

§ II. — Œuvre du trousseau.

C'est en s'inspirant à la fois d'une idée de prévoyance et d'une pensée d'éducation, qu'une femme de grand cœur, une directrice d'école de la ville de Paris, M""® Béguin, a associé ses élèves en vue de travailler à la confection de leur trousseau.

Les jeunes filles entrent dans l'association à l'âge de 9 ans, et comme VŒuvre du trousseau comporte pour chacune de ses membres une assiduité d'une durée de neuf années, elles y restent après leur sortie de l'école, ce qui unit très utilement les élèves et les anciennes.

Une cotisation de 50 centimes par mois est demandée pour l'acquisition des étoffes, ce qui, au

Page 1