LECTURES, CAUSERIES
endroits même elles tendent à s'y substituer entièrement.
Des sociétés se sont constituées ayant cet objet spécial; la plus ancienne a été fondée, il y a une trentaine d'années, à Paris par M. Riquier. Les sociétés de lecture se sont depuis multipliées particulièrement dans TArdèche et le Vaucluse. Le délicat poète Maurice Bouchor s'emploie, avec toute son ardeur et son amour du peuple, à la vulgarisation de la lecture populaire.
Le lecteur ou la lectrice doit se préparer par une étude dans Tart de la diction : la clarté et la correction seront ses grandes qualités; il devra se garder autant de la monotonie que de la déclamation, pour se faire écouter et pour faire valoir les morceaux qu'il lira.
Un soin scrupuleux devra être apporté dans le choix des sujets de lecture qui pourront être d'un grand fruit pour l'éducation du peuple, en étendant le cercle des études faites à l'école, en donnant le goût des meilleurs auteurs de notre littérature, en comprenant des leçons de morale civique et sociale : les lectures élèveront Tâme populaire et apprendront à apprécier l'art et ses applications.
De la lecture à une voix, on est passé à la lecture, à plusieurs voix, de pièces du théâtre classique et même contemporain, et au jeu de ces pièces; on a pu ainsi constituer de petites scènes récréatives et éducatives dans lesquelles sont associés jeunes gens