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, , . 4 communication interpleurale survenue au cours d’un pneumothorax double existant depuis deux ans ;
qu’elle a dû se produire, vraisemblablement, le jour où
la malade a brusquement éprouvé de l’embarras de la pa-
role consécutif à une embolie gazeuse ;
que le phénomène ne s’est pas produit d’une façon dramatique. Ce n’est que petit à petit que l'examen à l’écran a permis d’en saisir le mécanisme en révélant l'expansion du lobe supérieur droit et le bon collapsus du lobe inférieur gauche ;
que si les accidents immédiats n’ont pas été bruyants, les conséquences de cette communication n’en demeurent pas moins très graves puisque les lésions droites se sont creusées largement et évoluent à nouveau. »
OBSERVATION No IV
Docreur P. CHapourne {Sanatorium de Chevilly)
La malade, Mlle L. Adrienne, âgée actuellement de 28 ans, a présenté, en novembre 1934, de la fatigue accompagnée d’une expectoration abondante. Devant la persistance de ces symptômes, elle consulte à l'hôpital Saint- Joseph où elle est admise. On constate alors une tuberculose pulmonaire gauche pour laquelle un pneumothorax est institué le 28 novembre 1934 (Docteur Génévrier). Elle sort de hôpital Saint-Joseph en mai 1935 pour se rendre au sanatorium de La Tuyolle où elle séjourne jusqu’au mois de février 1936. Malgré cette cure sanatoriale, la malade présente, au mois de mars de la même année, une infiltration nodulaire du champ pulmonaire droit. L'examen des crachats pratiqué à cette époque révélait la présence de bacilles de Koch. Au mois de mai 1936, la malade entre à Bligny où un pneumothorax droit est créé le 12 mai 1936.
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Aucune anomalie n’est constatée alors. L'efficacité du pneumothorax est limitée par l’existence d’un système adhéren-
tiel. Une section de brides est faite le 17 mai 1937 (Docteur
AurracoMBE). La malade sort du sanatorium de Bligny le 7 mars, 38 pour entrer le même jour à Chevilly.
Peu de temps avant de quitter Bligny, des difficultés avaient été rencontrées pour maintenir les collapsus. À tel point que sur son bulletin de sortie on signalait que : «la malade ne conserve pas l’air, elle n’est pas gênée par des insufflations abondantes et rapprochées. »
La radiographie pratiquée à son arrivée à Chevilly montre un collapsus gauche à peu près total sauf au sommet où existe ur2 bride. À droite, décollement électif du sommet, la base est à la paroi. En outre, existence d’une bride latéro-axilla:= et d’une autre apicale. Une image cavitaire persiste dans le lobe supérieur. Les insufflations sont continuées régulièrement sans que rien d’anormal ne soit remarqué dans les pressions. Toutefois, le pneumothorax droit, bien visible à l’arrivée, revenait rapidement à la paroi : des insufilations plus fréquentes et plus abondantes sont alors faites, les pressions deviennent positives mais malgré elles, le collapsus n’est plus visible à la radioscopie. Par contre, on est frappé par la persistance d’un bon collapsus gauche. Ceite anomalie, jointe à l’ineficacité de la lutte contre une symphyse droite probable, amena à soupçonner l'existence d’une communication inter-pleurale.
Le 26 avril, on prend la pression du côté gauche qui est de — 3 + 6. On retire 50 centimètres cubes de gaz, elle s’abaisse à — 6 + 4. À ce moment, on injecte 400 centimètres cubes de gaz à droite, la pression terminale s’élève 0 + 15.
L’attention est alors attirée par une série de quintes de toux, brève et sèche.
La pression intra-pleurale est reprise à gauche et, au
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lieu de — 6 + 4, chiffre trouvé quelques instants auparavant, on note — 2 + 8. La pression s'était donc élevée dans l'intervalle. Ces pressions furent prises à droite en décubitus latéral gauche ; à gauche en décubitus latéral droit.
Une vérification-manométrique fut faite quelques jours après dont nous donnons le compte rendu dans les tableaux ci-dessous. :
Voici la technique qui fut employée :
Des deux côtés, un appareil de Küss fut relié à la plèvre. D'abord, on injecta de l’air à droite pendant qu’à gauche les modifications de la pression étaient enregistrées. Puis, une exsufilation droite fut pratiquée pendant que les pressions gauches étaient vérifiées (Tableaux I et IT).
Outre cela, l’aspect radiologique était fixé par trois clichés, l’un avant toute intervention, le second après insufflation droite, le troisième après exsufflation droite. Leur étude montre que le collapsus gauche augmente par Pinsufflation droite tandis que l’exsufflation droite le fait diminuer.