‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 113 sur 358 · I. Ibid., p · texte numérisé non relu

I. Ibid., p

La ferveur allait grandissant dans la Congrégation au fur et à mesure que s'augmentait le nombre de ses adhérents ; en même temps son influence s'élargissait et l'on voyait peu à peu s'accomplir d'heureuses transformations. Une Revue religieuse le constatait en ces termes : « Bon nombre de chrétiens assistent régulièrement à la messe dans le cours delà semaine. Des jeunes gens surtout sont fidèles à cet exercice de piété, et il n'est pas rare d'en rencontrer dont le maintien seul à l'église est d'un grand exemple. Rien n'est si consolant que de voir ainsi une portion de la jeunesse, au milieu de toutes les séductions de la capitale, se distinguer par un attachement inviolable et pratique au christianisme et ne connaître le respect humain que pour le fouler aux pieds. Nous saluons avec joie cette aurore d'un meilleur avenir \ »

C'est sous une impression semblable que le vicomte de Ronald écrivait, dès le 15 décembre 1817, à son illustre ami, le comte Joseph de Maistre : « ... Quand on est trop aigri par tout ce qu'on voit, ce qu'on entend; quand on est prêt à désespérer de la France, il faut, pour rasséréner son âme, aller voir les différentes œuvres entreprises par les jeunes gens, dont mon ami et parent, M. de Roussy, que je vous ai recommandé, était un des plus fervents instruments... » M. de Ronald décrit ensuite avec une complaisance marquée quelques-unes de ces œuvres auxquelles lui-même apportait sa part de collaboration, et dont M. de Roussy, un zélé Congréganiste, de la famille de saint François de Sales, était la cheville ouvrière. Mais on pourrait aisément allonger la liste; car il n'y eut pas à l'époque de la Restauration une entreprise de charité ou de prosélytisme catholique dans laquelle les membres de la Congrégation n'aient figuré en bonne place.

A celles que nous avons nommées déjà, nous ajouterons ici, en raison de leur importance exceptionnelle, d'abord la Bibliothèque catholique et la Société catholique des Bons

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